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  • : Je suis une jeune femme qui essaie de survivre dans cette jungle qu'est le monde réel.

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Jeudi 8 mai 2008
Encore et encore...

Je sais que ce n'est pas bien ce que j'ai fait dans le sens ou je vais y repenser encore et encore, et me remettre dans cet état d'esprit ou je pense à Maxime, lui qui m'a brisé le coeur deux fois, ce n'est pas bon pour moi.
Mais je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression que lui et moi c'est une histoire qui n'a pas fini de durer. Il m'obsède nuits et jours, il n'est peut-être pas mon âme soeur mais il me fait tellement de bien, je suis tellement bien quand il me prend dans ses bras, je suis tellement bien quand il m'embrasse...

Je sais que je me leure. Et avec tout ça, j'ai fini par larguer Benjamin, le pauvre. Je lui ai dit que je ne me sentais pas bien avec lui, pas heureuse, et c'est vrai que je n'ai jamais considéré notre histoire comme une histoire de couple, pour moi il était simplement une bouée de sauvetage, un moyen de ne pas être seule les soirs ou j'en avais envie. Mais je lui ai tout raconté pour Maxime, je lui ai dit ce que j'avais fait, je lui ai expliqué tout, et même en sachant ça, il voulait rester avec moi. Je ne comprendrai jamais les hommes. Il sait que je l'ai trompé, il sait que j'en aime un autre, il sait que je recommencerai si l'occasion se présentait, je lui dis que je ne préfère pas rester avec lui pour ne pas le faire souffrir et il me dit qu'il veut rester avec moi, qu'il aime bien être avec moi. Je ne sais pas s'il m'aime, Benjamin, mais je sais qu'il tient énormément à moi. Que dire ? Merci ! C'est tout ce que j'ai trouvé à lui dire... Merci Benjamin d'exister... Les hommes comme toi sont tellement rares ! Il veut rester mon ami pour veiller sur moi. Merci Benjamin.

Hier soir Guillaume m'a appelé. Il m'a fait la morale. Il sait que j'ai quitté Benjamin, mais il sait aussi que j'ai couché avec Maxime. Il m'a dit que c'était très idiot de ma part parce que maintenant j'allais penser à lui sans arrêt... Il n'a pas forcément tort, c'est idiot. Mais je ne sais pas si je vais penser à lui tout le temps. Bien sûr, ça me retourne complètement, mais est-ce que je ne vais pas plutot relativiser et me dire que c'est fait, que maintenant les dés sont jetés, et que tant qu'il n'a pas pris sa décision je le laisse en paix ?

Hier j'ai eu Maxime au téléphone, je lui ai dit que je voulais qu'il prenne son temps pour réfléchir à nous. Il m'a dit qu'il voulait prendre une décision, donc tout n'est pas perdu. Il m'a dit que s'il choisissait oui, il allait peut-être regretter et que notre histoire allait se reproduire encore une fois et ce n'est pas ce qu'il souhaite, il ne veut pas remettre nos problèmes en cause, ils sont là, il ne veut pas les remuer encore et encore, mais s'il décide non, il a peur de passer à côté de quelque chose de vraiment bien. Qu'il se décide déjà, on va se voir dans la semaine prochaine, il doit me rendre quelques affaires que j'ai oubliées chez lui.

Notre histoire est une belle histoire. J'espère qu'elle va continuer. Je suis encore amoureuse de lui, mais je sais que je ne devrais pas espérer que notre histoire continue, elle est faite pour se terminer dès maintenant. Je ne sais pas pourquoi je ne peux m'empêcher de penser le contraire, qu'elle durera toujours, et qu'un jour ma famille sera la sienne, et sa famille la mienne. Je l'aime encore, c'est tellement triste et tellement beau.
Mardi 6 mai 2008
Voilà, retour à la case départ.

J'ai passé la soirée d'hier chez Maxime, et la nuit chez lui, je suis rentrée ce matin chez moi, et je suis tombée dans les vappes, petit malaise, direct chez le médecin, grosse fatigue, une matinée de repos et reprise des cours cet après-midi.

Nous avons fait du bateau comme prévu et puis nous sommes rentrés juste avant une petite averse. Nous avons discuté, il m'a reproché de lui avoir demandé de l'argent qu'il me devait, sauf qu'en un sens c'était le seul moyen de l'atteindre et je ne trouvais pas autre chose à dire. Il m'a reproché d'être trop cultivée, de passer pour un con aux yeux de ma famille il ne supporte pas. Peut-être qu'il préfère sortir avec une cruche inculte ! Enfin ça ça ne me regarde pas.
On a mangé, fumé, bu, pas trop, mais suffisement pour que ça me couche. Je suis allée me couchée. J'étais habillée, mais dans son lit. Il est venu dormir aussi, mais lui était nu. Il m'a demandé s'il pouvait me prendre dans ses bras, je n'ai pas répondu, je suis descendue au toilettes. En remontant je me suis recouchée, il m'a demandé s'il pouvait avoir ma main. Je la lui ai donnée. Pas en signe de mariage, non non non, mais pour la prendre dans la sienne. Et nous nous sommes tenus la main pendant un moment, il m'a caressé le bras, et puis l'épaule, et je me suis blottie contre lui, il m'a caressé le dos, les jambes, il a essayé de me caresser la poitrine, et j'ai mis mes bras dessus, je ne voulais pas qu'il le fasse. Je me suis retournée, face à lui, et je me suis blottie contre lui, les jambes enlacées, mes bras autour de son corps, ses bras autour du mien, il m'a serrée fort, et au bout d'un long moment, durant lequel il a dû hésiter, puisqu'il a tenté plusieurs fois sans succès, il m'a embrassée. Et de là est parti notre troisième premier baiser. Il m'a sauvagement déshabillée, excitée, et il m'a fait l'amour. J'ai eu beaucoup de plaisir. Deux fois. Il ne m'avait pas habituée à pareille endurance. J'ai dû faire des pauses de temps en temps parce qu'il était insatiable. Après la première fois, et après la deuxième fois, il m'a pris dans ses bras, il m'a serrée très fort, il m'a embrassée, et à la fin il s'est endormi. Moi aussi.

Ce matin, au reveil, je ne savais plus ou j'en étais. Nous nous serrions l'un contre l'autre, il ne voulait pas se lever, je ne voulais pas partir, je m'écartais de lui et lui demandais ce qu'il pensait de tout ça, il ne m'a pas répondu, il a éludé le problème, encore une fois. Suis-je amoureuse ? Suis-je avec lui ? Suis-je célibataire ? Dois-je larguer Benjamin ? Dois-je continuer ma route ? Je sais que je vais le revoir, j'ai oublié la moitié de mes affaires chez lui. Quelle attitude devrai-je adopter ? Suis-je sa petite amie ? Un plan cul ? Il m'a serrée si fort dans ses bras... Il sait que je l'aime encore plus que tout... Il sait ce que je ressens, il sait qu'il va me décevoir s'il me quitte, mais au final j'ai eu ce que je voulais, une nuit avec lui. Et maintenant je doute, il m'aime encore je le sais, mais il ne veut plus de moi, il veut me voir sans que nous soyons ensemble. Je ne sais pas. Tout à l'heure en partant il m'a embrassée. Etait-ce une manière de dire au revoir ? Ou bien un baiser d'amour ? Comment savoir ce qui se passe dans sa tête ? Il est toujours aussi silencieux sur ses sentiments, et je ne peux pas supporter ça moi, j'ai besoin de discuter. J'ai surtout besoin de savoir.

Il m'a demandé si je sortais avec quelqu'un, je lui ai dit que non, et j'ai pensé à Benjamin, et à Guillaume, les pauvres, les deux ont essayé de m'appeler et n'ont pas réussi à me joindre dans la même soirée. J'ai rapelé Benjamin, mais Guillaume attendra demain. Et si Maxime ne m'appelle pas aujourd'hui, je dois me résoudre à ne pas chercher à le joindre.
Je pense que ça va être très dur de ne pas l'appeler, de ne pas avoir de nouvelles de lui pendant un certain temps, mais si je ne fais pas comme ça, je vais me morfondre, et je vais lui prouver que je continue à attendre trop de lui. Je vais l'étouffer, il va m'en vouloir, et il va me quitter, si ce n'est pas déjà fait, et si ce n'est pas déjà fait je ne veux plus jamais qu'il me quitte. Ce n'est pas par vengeance, mais si quelqu'un doit prendre une décision c'est moi, et je ne veux pas qu'il m'abandonne encore une fois, alors je vais devoir prendre mon courage à deux mains et le quitter pour de bon, avant que tout cela ne dégénère encore une fois.

Il n'a eu qu'un seul rapport sexuel, je ne le crois pas, mais il n'est pas du genre à mentir sur ce genre de sujet. J'en ai eu plus que je n'ai de doigts dans les deux mains en 5 mois... Il s'est amélioré, il est bon, mais bon, c'est différent. Je ne sais pas quoi dire, il m'a donné du plaisir mais j'entendais ma conscience me rapeler à l'ordre tout le temps, c'était gavant, elle me disait toutes les cinq minutes qu'il fallait que j'arrête, et je n'avais pas envie d'arrêter, c'était trop bon, c'était le pied !
Lundi 5 mai 2008

Peut-être que si en fait...

Maxime, mon ex qui m'a fait souffrir, pleurer, souffrir et qui a martirisé mon coeur, enfin celui que n'importe qui rêve de ne jamais avoir à quitter, m'a appelée hier soir vers 22 heures. On a discuté d'un tas de choses, de nous, de tout, des autres, du monde, jusqu'à 1 heure du matin. Avant il ne m'appelait jamais, il me parlait cinq minutes le soir, il me snobait, alors que nous vivons ensemble. En même temps, c'est vrai que de se voir tous les jours en semaine et de s'appeler tous les jours le week end ça peut être gavant, mais bon, nous étions censés nous aimer. A force de trop se voir nous avons tout gaché. Le pire c'est que je sais qu'il m'aime encore, même s'il me fait croire le contraire encore aujourd'hui, sans vraiment l'affirmer. Je lui ai dit hier soir que j'étais triste que nous ayons tout gaché, mais que c'était comme ça. Si c'était à refaire, je le referai, mais différement. De toutes façons la question ne se pose même pas, puisque nous ne pouvons pas remonter le temps et annuler nos erreurs, ce serait tellement facile !

Du coup je vais chez lui ce soir, faire du bateau, voir sa maison, et comme nous faisons comme si nous ne nous connaissons pas, les détails pratiques mis à part, je vais découvrir son chez lui, mais je connais la route pour y aller par coeur, c'est un détail pratique... Nous allons diner ensemble, il m'a préparé à manger, et nous allons surement regarder un film. Voilà. Bien entendu, je n'attend absolument rien de lui, et je ne tenterai absolument rien. Enfin ça, ça reste à voir. Mais je ferai de mon mieux pour rester suffisemment distante. Mais le fait qu'il m'aie invitée à dormir, ce n'est pas anodin !

Stéphanie m'a encore fait une réflexion, elle m'a dit pour la énnième fois qu'elle ne comprenais pas pourquoi je cherchais à avoir plusieurs mec alors qu'un seul serait suffisant, c'est se compliquer la vie pour rien...
En réponse je pense que j'aurai dû lui dire soit :
- "Alors écoute ma grande, ce n'est pas parce que tu n'arrives même pas à avoir un seul mec que je n'ai pas le droit d'en avoir plusieurs"
- "Tes principes à la con c'est dépassé, faut t'actualiser ! De nos jours la polygamie est aussi autorisée chez les femmes, et puis merde avec ta religion à la con !"

En même temps, deux minutes avant elle se foutait de la gueule d'une fille de notre groupe qu'elle pensait croyante à cause du balai qu'elle avait dans le cul... Je pense que pour Stéphanie, avant de commencer à faire la morale ou des réflexions à la con, elle devrait d'abord retirer le balai qu'elle a dans SON cul ! Peut être que ses chemisiers à la mode Deschiens (petites coutures kitshissimes en dentelles et pompons sur le nez du chien cousu dessus) et ses petits pantacourts noirs (attention, le pli sur le devant s'il vous plait !) sont de trop pour draguer les hommes de son âge... Un peu plus de classe c'est trop difficile pour ce genre de nana !

Samedi 3 mai 2008
J'attend avec impatience la sortie de mon film préféré.

Je sais que ça peut paraître ridicule aux yeux de certains, mais la série Sex And The City, qui a fait un carton quand elle a été diffusée pour la première fois et qui ne lasse pas ses plus grands fans a été adaptée au cinéma. Le film va sortir prochainement, et je l'attend depuis ma première rupture avec Maxime. En fait, depuis cette rupture, cette série est devenue ni plus ni moins ma bible. Elle m'a fait comprendre qu'il n'est jamais trop tard pour vivre le grand amour, et que tout arrive à point à qui sait attendre. Et j'avoue que du haut de mes 20 ans je ne peux pas vraiment me plaindre d'avoir laissé passer ma chance. Mais cette série est une ode à l'amour et au romantisme bien qu'elle prône l'inverse. Et le film m'a l'air d'être de la même trempe que la série, alors les mauvaises langues pourront dire tout ce qu'elles veulent, moi j'attend le film avec la plus grande impatience.

Bien sûr que non, pour une personne comme moi, qui aime le cinéma, non, Sex And The City The Movie ne peut pas être mon film préféré, je préfère de loin les chefs d'oeuvre de Tarantino ou Burton, mais quelle autre film que Sex And The City peut décrire aussi bien le romantisme présent chez les femmes et absent chez les hommes. Et on le sait, à la fin, elle va finir avec Big ! Si ce n'est pas le cas ce sera ma plus grosse déception cinématographique.

Enfin bref. Tout ça pour dire que le romantisme est encore d'actualité mais différent de nos jours. Un homme romantique, un homme que j'aimerai, offre des fleurs, offre des petits cadeaux de temps en temps, il est plein d'initiatives, un homme romantique m'offrirai un Paris-Brest, parce que je n'arrête pas d'en parler depuis 3 jours, un homme romantique saurai être spontanné, et inviter sa compagne au restaurant quand tout le monde a décidé d'y aller. Un homme romantique ne se ferai pas prier et prendrai les décisions avant qu'elles ne soient à prendre. Mais le romantisme est mort ou perdu, je ne retrouve plus ce romantisme des films d'amour, celui ou l'héroïne se retrouve dans les bras de celui qu'elle a attendu toute sa vie. Ce romantisme là n'est plus aussi fréquent qu'il a pu l'être avant. Que dire des films du genre de Pretty Woman ou Cendrillon...
Vendredi 2 mai 2008

Petites pensées du quotidien...

Je suis à la recherche d'un job d'été, je vais avoir encore plus de choses à faire, envoi de courrier, entretiens d'embauche, recherche active de travail, répondre au téléphone... Tout ça n'est pas simple. Je rêve qu'on me propose un job génial sans avoir à le chercher.
J'ai eu une petite idée, soufflée par mon père, pour monter une petite entreprise dans ma ville, un truc qu'on n'a pas et qui pourrait être utile.
Je recherche un casting ou un truc dans le genre, jouer la comédie m'a plutôt réussi jusqu'à maintenant.
Sinon je peux faire un peu tout, sauf jouer dans des films pornographiques et tout ce qui s'y rapporte, faire des photos nues à caractère pornographique ne m'interesse pas, la prostitution réelle et téléphonique ne m'interessent pas non plus. En gros, tout ce qui se rapporte au sexe gratuit ou payant, à l'amour payant, ou tout ce qui a un caractère dégradant je n'en veut pas. Mais pour le reste, je suis complètement disponible.

 

Je suis aussi en pleine promotion de mon blog, mais promotion secrète puisque blog secret... C'est un peu compliqué, on ne doit pas voir qui je suis mais on doit avoir envie de me connaître, et je ne peux pas promouvoir dans ma ville puisque je commence à être un peu connue en temps que moi même et non en tant que Fauve, encore heureux puisque moi en tant que Fauve en dévoile un peu trop sur la personnalité de chacun de ceux qui m'entourent...
Ceci est mon flyer electronique, je recherche des gens à qui le distribuer, j'aimerai interesser un minimum mes lecteurs mais je ne peux toujours pas mettre de photos, donc je pense que c'est en vain.















En ce qui concerne Maxime, oui je l'ai appelé, deux fois, il a accepté de me voir. Je ne devais plus le revoir jusqu'à la fin de mes jours mais j'ai décidé de tenter le coup. Je veux qu'il comprenne que je n'ai plus besoin de lui pour vivre, et je veux qu'il m'explique pourquoi il m'a quittée. On ne peut pas ne plus aimer quelqu'un comme ça du jour au lendemain et attendre d'une personne qu'on a aimé passionnément de l'amitié. Une des raisons de sa soudaine prise de conscience serait que j'avais tendance à l'étouffer, et lui à m'étouffer. Oui, c'est vrai que depuis que je ne suis plus avec lui, je fais beaucoup plus de choses, je sors beaucoup plus souvent, je rencontre beaucoup de monde, je suis sans arrêt invitée quelque part pour une quelconque soirée. Ma nouvelle meilleure amie, Grace, me propose sans arrêt un truc à faire, et comme le feeling est excellent avec elle, c'est toujours un plaisir. Et puis Véronique m'a invitée chez elle, je vais la revoir en juin si tout va bien. Et je vais voir mes cousines, célibataires toutes les deux, nous allons certainement encore faire des ravages... Et puis je vais surement finir mes études en les couronnant par un séjour au conservatoire, dans n'importe quelle ville, ce que j'ai toujours rêvé de faire. Si j'étais restée avec Maxime, je n'aurai pas rencontré Guillaume, ni Benjamin, je n'aurai jamais éprouvé ce bonheur que j'ai éprouvé à rencontrer tout ce monde, mais j'aurai certainement été heureuse avec lui d'une autre manière. Je pense que si nous avions su nous poser des limites nous n'en serions jamais arrivés là, à cet extrème, ou je lui ai clairement fait comprendre que je ne voulais plus du tout le voir, qu'il me répugnait, et que rien que de lui parler me donnait la nausée. Je ne l'ai jamais considéré comme mon ami, et jamais je ne pourrai le considérer comme un ami, il est à la fois trop proche de moi et trop loin de moi. Je rêve en secret que nous vivions notre idylle loin des yeux des autres, de se voir quand nous en avons envie, je sais que j'en serai capable, je sais que ça me rendrai heureuse, mais lui n'a plus envie de croire en ça. Il n'a plus envie de miser quoi que ce soit sur nous deux, et c'est très difficile pour moi de le revoir en sachant tout ça. Il a abandonné tout espoir de voir un jour notre couple fonctionner. Et moi je serai incapable de le convaincre du contraire. J'ai essayé par tous les moyens, mais il ne veut rien entendre. Alors j'ai décidé de me résigner, de laisser tomber, je vais le voir quand il voudra bien qu'on se voit, je vais lui parler gentiment, lui dire que je veux m'excuser de ce comportement lamentable que j'ai eu à le casser sans arrêt, mais je voudrai qu'il soit aussi adulte que moi. Personne n'est au courant de ma démarche à part Grace, que j'ai décidé de tenir au courant de tout, parce qu'elle est la seule à me comprendre. Personne ne saura que j'ai envie de le revoir et que j'ai fait ce que j'ai l'intention de faire. Il sera le seul à décider de ce qu'il adviendra de nous deux, si nous serons amants cachés ou amis lointains. Mais au fond j'espère que quelque chose est encore possible, je sais que quelque chose est encore possible entre nous. J'espère qu'il n'a rien construit avec qui que ce soit d'autre, et je pense sincèrement qu'il en est incapable. J'aimerai qu'il accepte une relation différente avec moi, je sais ce que je veux, et je ne veux pas ce que nous avons déjà vécus. Je ne veux plus de cette routine lamentable, de ces "je t'aime" à tout bout de champs, de cette vie de couple bidon. Non. Je veux une aventure à chaque instant. La vie à deux dans le même appartement ne m'interesse pas, je veux ma liberté, je veux ma solitude, mais je veux Maxime. Et je veux Benjamin. Et je veux Guillaume. Je les veux tous les trois sans réserve. Il me faut Maxime. Voilà encore un objectif à atteindre, un qui durera toute ma vie, un que je n'atteindrai peut-être jamais mais le jeu en vaut la chandelle. Et voilà encore un article qui parle de celui dont je m'étais jurée de taire le nom à jamais...

Mercredi 30 avril 2008
Le plaisir vu autrement...

J'ai discuté avec un ami de la sexualité. Je viens de comprendre que depuis le départ, j'ai tout faux. Je manque complètement de confiance en moi au lit, je suis une petite joueuse, j'ai confiance en moi dans toutes les autres situations, mais je ne suis pas à l'aise une fois nue dans un lit.

J'ai eu mon premier rapport sexuel avec Hubert à 15 ans, j'étais alors amoureuse de lui, un amour de collègienne, et je rêvais qu'il me fasse l'amour pour la première fois, il en a profité pour se moquer de moi, il m'a prise comme un malpropre et a profité de ma naïveté pour son propre plaisir. Le surlendemain il me larguait, et toute l'année qui a suivie il s'est moqué ouvertement de moi et de ma perfomance médiocre au lit.

Ma deuxième expérience était avec Adou, je lui ai offert mon corps la nuit du jour de l'an 2003, il a essayé de me donner du plaisir mais il n'a pas réussi, j'ai été frustrée, je l'ai quitté. Il en a une toute petite, encore ça c'est pas le plus grave, mais il ne savait pas s'en servir, à l'époque, alors peut-être qu'aujourd'hui il y arrive bien, puisqu'il vit avec une nana pas loin de chez Sandrine...

Ensuite, j'ai eu le droit à un feu d'artifice, Rodolphe, en 2004, qui a essayé par tous les moyens de me faire jouir, voilà un homme qui mérite de m'avoir eue pour lui toute une nuit. Il ne s'est pas arrêté à son plaisir à lui, il a tenté de me donner du plaisir par tous les moyens, et pendant longtemps, et quand je lui ai dit stop il a arrêté directement.

Jimmy n'a jamais été un bon coup, j'y ai eu le droit à plusieurs reprises, et jamais il n'a su me faire éprouver le moindre plaisir.

Maxime était lamentable, jusqu'à ce que je lui donne une leçon, et même après, il n'a jamais compris que le plus important c'était mon plaisir et non le sien. Il était nul au lit, il ne réussissait pas à tenir la distance, il a un phallus de taille normale, très beau, mais il ne savait pas s'en servir, mais alors pas du tout.

Les hommes entre temps qui ont pu traverser ma vie ne sont pas importants, il sont insignifiants, et n'ont jamais été à la hauteur.

Benjamin est un bon coup, il veut que je jouisse à chaque fois, et ne cherche qu'à me faire éprouver du plaisir, tout en cherchant le sien bien entendu. Il me respecte lorsque je n'ai pas envie et ne me force jamais la main.

La question que je me pose c'est suis-je capable de faire comprendre à l'homme ce que je veux exactement ? Suis-je de ces femmes dominatrices qui, lorsqu'elles obtiennent satisfaction laissent l'homme sur sa faim ? Suis-je de ces femmes égoïstes qui ne pensent qu'à leur propre plaisir ? Ou suis-je de ces femmes dominées, qui n'ont qu'une envie, faire plaisir à leur homme, laissant inassouvis leurs désirs les plus profond à chaque occasion ? Non, je suis une femme libre, j'ai besoin de cette liberté que m'offre la vie.

La nuit que j'ai passée avec Marcus est un exemple de ce que je suis capable de faire, comme il ne réussissait pas à me donner du plaisir, j'ai du couper court à nos ébats et lui laisser le plaisir de finir sa parade à la con tout seul. Incapable de se servir de son petit bout de queue. Il n'a rien dans le caleçon, il ne sait pas que les femmes sont autre chose que de simples objets, et les petits bruits qu'il faisait n'avaient rien d'excitants. En gros, Marcus m'a emmerdée. Je me suis retirée, rhabillée, et point final.

Pourquoi perdre son temps avec des perdants ?

Benjamin n'a pas le mérite d'être aussi mignon que Maxime, mais il est un bien meilleur coup au lit, et il aime les engueulades, il me comprend et ne me brusque pas. Il a ses défauts tout de même, mais je saurai me contenter de lui pour le moment. Jusqu'à ce que je trouve quelqu'un de plus interessant, parce que je commence un peu à me faire chier.

En tant que femme nous devons être capable de décider de tout, pas de prendre toutes les décisions, mais de donner notre opinion sur tout est vital pour notre survie dans ce monde masculin. Je suis une femme, et je dois être capable de prendre la décision de faire stopper une relation sexuelle quand elle est dénuée de plaisir, je ne suis pas un objet, je ne suis pas un trou, je suis une femme, avec des sentiments, des envies, des besoins, et je n'ai pas envie ni besoin d'un homme qui n'est pas capable de comprendre tout ça.

Pourquoi laisser les choses se faire quand nous pouvons les changer à notre gré. J'ai trop souvent été déçue par les hommes, très peu ont été respectueux envers moi, mon esprit et mon corps, et ceux la sont les seuls à respecter. Rodolphe et Benjamin sont de ceux qui ont su me respecter. Les autres sont bons à jeter.

Guillain, Guillaume, Jérémy-le-don-Juan, ceux là n'ont pas eu l'occasion de faire leurs preuves, je leur laisse donc le bénéfice du doute.

Pour les autres, à quoi bon persister, ils sont lamentables, aucun n'a su me donner du plaisir au lit, il ne leur reste plus qu'à se jeter du haut d'une falaise, ou alors à travailler un maximum sur leur comportement.

Les hommes ont toujours été fascinés par les femmes, ils ont toujours cherché à les protéger, à les chérir, à les gater, à les combler, à les défendre, aujourd'hui, les femmes ne sont pas des objets, elles sont les maitresses du monde et à ce titre sont capable de faire ce qu'elles veulent des hommes.

Imaginons un moment que la femme prenne conscience de tout ça... Qu'elle ai conscience de son utilité dans le monde... La femme est la génitrice, sans elle aucune vie ne serait possible, elle est précieuse à la survie. Un monde sans femme serait un monde stérile. Un monde sans homme serait presque possible, avec toutes les banques du sperme, les hommes deviennent presque inutiles. Ils ne sont qu'un moyen de fertiliser la femme.

C'est un avis, mais je ne vois pas les choses de cette manière. Les hommes sont utiles car pensent les choses différement, sous un autre angle, plus masculin, moins sentimental. Je ne pourrais pas vivre sans l'homme. Je ne pourrais pas concevoir une vie sans l'amour d'un homme.

Ma journée...

J'ai passé la journée à courir après une imprimante qui fonctionne Après une panne de courant chez moi à 14 heures, j'ai du filer chez Coline pour finir notre exposé à rendre à 17 heures, manque de pot son imprimante ne marchait pas non plus, nous avons donc pris la voiture direction la fac pour trouver une imprimante qui fonctionne, du papier, la secretaire, la prof d'info, enfin bref, nous avons retourné toute la fac pour enfin finir par imprimer notre dossier (en noir et blanc manque de pot).
Coline devait aller prendre son train à 17 heures 20, elle a réussi à le choper, et je me suis retrouvée coincée en ville dans les embouteillages... Du coup, ni une ni deux, j'ai appelé Maxime. Répondeur. Merde. Je file en ville, envie de tartes aux framboises, j'arrive chez ma patissière préférée, plus de cash, je lui dit de me réserver deux tartelettes, une pour moi, une pour Benjamin. Sur le chemin de la banque, j'appelle Maxime, il me répond, il veut me voir aussi, il m'a invitée chez lui lundi soir, je pense y aller. Je retire des sous à la banque, envie de jouer au loto, ça me réussi plutot bien les jours comme celui-ci. Je rentre dans mon tabac préféré, les vieux relous qui matent mon cul, c'est chiant. Je prend un ticket de loto. Je retourne à la patisserie. Je prend mes tartelettes, je rentre chez moi. Voilà. Journée chargée, journée pleine de reboudissements, de reflexions, de pensées plus ou moins joyeuses. Journée lourde de sens.
Samedi 26 avril 2008
Enfin en week-end...et pourtant je sais très bien que ça ne va pas être reposant encore une fois.

Benjamin est parti chez lui ce week-end, il va louper encore une grosse soirée, puisque ce soir Alexandre nous a tous invités chez lui pour fêter dignement notre existence...
Milan Kundera a écrit dans L'art du Roman : "L'existence n'est pas ce qui s'est passé, l'existence est le champ des possibilités humaines, tout ce que l'homme peut devenir, tout ce dont il est capable."
Et c'est vrai, l'existence est à voir au futur et non au passé, bien que le passé soit utile pour ne pas recommencer les mêmes erreurs.
Eternal Sunshine Of The Spotless Mind de Michel Gondry est un très bon film sur ce passé effacé qui ne peut que se reproduire à l'infini.
Jeudi soir j'ai du coucher avec mon hôte, je suis à la fois heureuse et triste de ne pas m'en souvenir, j'aurai été consciente de mon acte je pense que je n'aurai pas agit de la sorte. Je regrette et en même temps je n'ai rien à regretter, puisque ma mémoire m'a joué un sacré tour. Je ne me souviens plus de rien, mais je sais que je n'ai pris aucun risque, il avait un préservatif.
Réjean Ducharme a écrit dans L'Avalée des avalés : "On regrette toujours pour rien, étant donné qu'on ne peut regretter qu'après." C'est tellement vrai. On a toujours des regrets pour des choses qu'on ne peut plus refaire, des opportunités manquées, des décisions trop rapides. J'ai choisi de ne plus regretter mes choix, de vivre avec, ne pas être torturée par les regrets, et encore moins par les remords, plus terribles, plus insupportables que les regrets, le remord d'un acte réalisé, d'une chose passé qui me torture l'esprit, que je souhaite oublier plus que tout, le remord d'avoir trompé mon petit ami, le remord d'avoir couché avec un ami, le remord d'avoir mal agit pour ma conscience. Non, j'ai décidé de ne pas m'en soucier. Benjamin n'a pas à le savoir, et personne n'a à le savoir, personne n'est obligé de le savoir, je peux le garder pour moi, j'en suis capable, et je peux l'oublier, ça aussi je suis capable de le faire. Je veux l'oublier, je dois l'oublier, je peux l'oublier, comme je peux oublier Maxime, comme j'ai pu oublier ceux avant lui, je suis capable de vider certaines parties de ma mémoire, surtout lorsque c'est nécessaire pour ma conscience et pour mon développement personnel.

Hier soir Guillaume m'a appelé, il m'a dit qu'il voulait toujours me voir.
Je tombe amoureuse peu à peu de Guillain, qui l'aurait cru, il me plait de plus en plus, et en même temps je sais que je ne l'aime pas.
Non, je ne suis pas amoureuse, ni de lui, ni de Guillaume, ni de Benjamin.
Oui j'aime encore Maxime et je pense encore à lui de temps en temps et à l'amour que j'avais pour lui qui doit s'effacer et que j'ai beaucoup de mal à faire partir de mon coeur.
Et non, je ne suis pas encore prête à aimer quelqu'un aussi passionnément que j'ai aimé Maxime. Il me manque, et je sais que je ne dois plus le revoir, mais il me manque. Pourtant je suis persuadée que ce n'est pas lui qui me manque mais l'amour que j'éprouvais pour lui, ce sentiment de bonheur que j'avais quand j'étais avec lui, cette connexion qui faisait de notre couple une explosion de joie à chaque seconde. Je sais qu'un jour je retrouverai ce genre de bonheur, pas avec Benjamin, non, parce que je n'arrive pas à l'aimer, mais sûrement avec un autre, un qui saura me faire plaisir comme savait le faire Maxime, et pas Benjamin, avec qui je passe mon temps à me prendre la tête.
Sortir avec un homme pour s'engueuler continuellement, n'est-ce pas au final ce dont j'ai envie ? J'y pense depuis un moment, je me demande si je ne suis pas une vraie emmerdeuse, de celles qui passent leur temps à être insatisfaites, je râle pour tout, je lui prend la tête tout le temps, et fait je veux qu'il me quitte et que je n'ai pas à le faire pour lui, je suis lâche, tellement lâche. Et je fais exactement ce qui lui plait, de s'engueuler tout le temps ça lui plait, il m'a dit que ça mettait un peu de piment, qu'il était bien avec moi malgré ça. Que dire de plus ? Oui, il est dépendant de moi, j'ai réussi à le rendre dépendant de moi, je ne sais pas comment j'ai fait, mais il est dépendant de moi, comme l'est Guillaume, je pense, et comme l'a été Maxime, et comme l'est également Guillain, qui je crois est très attiré par moi.
Les rendre dépendant me permettra sûrement d'atteindre le bonheur, puisqu'il ne chercheront que ça pour me combler, me rendre heureuse au maximum. Je souhaiterai qu'ils ne soient pas aussi égoïstes, et qu'il acceptent que je fasse ce dont j'ai envie. Je sais que c'est une attitude égoïste, c'est pour cela que je suis gênée de penser de cette manière, parce que je ne supporte pas ce genre d'attitude, et pourtant je sais que je suis capable d'agir ainsi. Il me faut juste un peu d'entrainement.
Vendredi 25 avril 2008
Une grosse cuite hier soir...

Je ne me souviens plus de rien. Je sais qu'à 6 heures j'ai pris ma voiture et je suis allée chez Benjamin, que ce midi je me suis pris la tête avec lui et qu'il m'en veut, ce qui est légitime. Mais le pire c'est qu'il ne me repproche pas d'être venue sonner chez lui à 6 heures du matin, il me repproche d'être allée au cinéma mercredi soir sans lui.

Il veut que je m'occupe de lui, mais il devrait aussi s'occuper de moi ce serait mieux. J'ai besoin qu'on s'occupe de moi, je n'ai pas besoin d'un autre gamin, mon ex m'a suffit, pas lui, plus maintenant.

Je me suis encore pris le tête avec Coline et Stéphanie hier. Elles m'ont saoulée. Du coup, hier soir au bowling c'était nul, je me suis fait chier, j'ai filé chez mon ancien collègue du ciné et on a bu comme des trous. Voilà,
je ne me souviens plus trop de la soirée...

En revanche, bonne nouvelle, j'ai reçu un mail de Véronique hier, j'étais aux anges, ma meilleure pote qui me contacte j'étais trop heureuse. Du coup je descend chez elle cet été, en juin je pense, la classe !
Jeudi 24 avril 2008

Il faut que je me prenne en main.

Je veux devenir comédienne. Je veux réussir mes études. Voilà où sont mes priorités.

Benjamin n'est pas une priorité. Guillaume encore moins.

Ma priorité c'est de trouver un job pour cet été, de réussir mon année, et surtout d'entamer sérieusement ma carrière de comédienne.

Benjamin est un bon coup, mais il n'est pas l'homme de ma vie, j'aime être avec lui quand j'en ai envie. Le soucis c'est que n'éprouvant aucun sentiment profond pour lui, je n'arrive pas à éprouver du plaisir à passer mon temps avec lui, pas autant que lorsque je sortais avec Maxime. Je ne suis pas encore prête à éprouver ce sentiment d'amour profond que j'ai pu avoir auparavant. Je crois que je suis encore amoureuse de Maxime, en tous cas trop amoureuse de lui pour pouvoir aimer quelqu'un d'autre aussi profondément. Benjamin, je l'apprecie, j'ai beaucoup d'estime pour lui. Mais ce n'est pas suffisant, et je risque de lui faire du mal, je ne veux pas lui faire du mal, et me séparer de lui en prétextant ça le fera encore plus souffrir... C'est un cercle vicieux. Je rêve de pouvoir faire ce dont j'ai envie quand j'en ai envie, mais c'est impossible, je respecte trop ceux qui m'entourent...

Tout cela m'amène à me poser une question : La polygammie féminine est-elle légitime ?

Un comportement égoïste est nécessaire pour ce genre d'attitude, mais les hommes qui m'entourent supporteraient-ils de faire passer mon bonheur et mon plaisir avant leur fierté ? Le partage n'est pas dans la nature de l'homme, c'est la son moindre défaut.
Je vais aller à la bibliothèque cet après-midi, je vais en profiter pour me renseigner sur la polygammie.

Mercredi 23 avril 2008

Je m'ennuie avec lui.

Et quand je ne m'ennuie pas je n'ai pas envie d'être avec lui.

J'ai foiré la moitié de mes partiels.

Le bon côté c'est que je n'ai pas foiré l'autre moitié.

Je m'éloigne peu à peu de Stéphanie et Coline, elles sont chiantes, elles me vannent sans arrêt, surtout Stéphanie ça me saoule. J'en ai marre de m'en prendre plein la gueule, la prochaine fois je lui dis clairement que j'en ai marre. Ce matin en arrivant, la question qui tue "Tu as révisé Fauve le controle de cet après-midi ?" Et moi je ne répond rien, et là PAF, première réplique qui tue, "ouais, comme le livre de socio que tu n'as jamais fini", elle m'a saoulé toute la semaine à cause de ce bouquin que je voulais absolument lire, et à chaque fois j'avais le droit à des réflexions qui voulaient tout dire, je dois être très conne à ses yeux, j'en ai marre de passer pour une conne, j'en ai marre qu'elle me prenne pour une conne, j'en ai marre qu'elle m'adresse la parole, qu'elle me fasse des reproches sans arrêt, j'en ai marre de l'entendre vanner à tout bout de champs, j'en ai marre de la voir glousser devant Marcus, si elle savait quel mauvais coup c'est, si elle savait la taille de sa queue, pas plus grande que mon index... Elle glousse, elle ne sait faire plus que ça, glousser, comme Stéphanie, qui a un copain, et qui continue à faire la belle devant Marcus tous les jours. Elles sont pathétiques, elles me font pitié, c'est pour ça que je ne vais plus leur adresser la parole hors des cours, je crois que c'est préférable, au moins pour le moment. De toutes façons, entre Régis et Guillain avec qui je m'entend super bien en cours, Benjamin, Marc et Alexandre avec qui je passe le plus clair de mon temps et Guillaume qui m'appelle tous les soirs, je n'ai pas de quoi me plaindre. Je n'ai jamais supporté la compagnie des filles, je ne vois pas pourquoi je devrai me forcer à supporter ces deux là, surtout que l'année prochaine je ne serai pas avec elles. Ah, quelle bande de cruches. Je doute qu'elles aillent très loin, Stéphanie est trop arogante, elle se croit au dessus de tout le monde, et elle va se prendre pas mal de giffles je pense, et j'espère pour elle, ça lui fera du bien, ça la remettra à sa place, parce que je pense que de prendre le monde pour un con ça va cinq minutes, pas plus. Je ne supporte plus de me prendre des réflexions sans arrêt dans la tête, surtout en ce moment. Coline est pleine d'insouciance, elle est encore enfant dans sa tête, c'est terrible, elle ne sait pas situer raisonnablement ses priorités. Elle n'a pas son permis, est inscrite à l'auto-école, et n'a pas l'intention de passer son code, pourtant il ne lui reste qu'un mois avant de devoir payer à nouveau les frais d'inscription. Elle n'a aucune notion de l'argent, elle ne saisit pas la valeur réelle des choses, que ce soit l'amour, l'argent, l'amitié, elle reste dans sa bulle, et n'accepte pas les critiques. Stéphanie non plus n'accepte pas les critiques, encore moins d'ailleurs que Coline. Et puis ce n'est pas comme ci je n'avais plus aucune amie, de toutes façons elles n'ont jamais été mes amies, elles sont juste des collègues, des copines, camarades de classe. Sandrine est mon amie, elle sait être là quand j'ai besoin d'elle, et puis Grace, j'ai passé la soirée de samedi avec elle, j'ai passé une soirée vraiment excellente, j'ai adoré, je recommencerai volontiers ce genre de soirée en tête à tête avec elle. En revanche, j'évite de proposer des soirées à Coline et Stéphanie, elles me déçoivent trop ces derniers temps.

Mon ex me manque encore, je pense encore à lui de temps en temps, je voudrai le voir encore une fois, je voudrai qu'il m'appelle pour me dire qu'il m'aime encore. Je voudrai qu'il me le dise encore et encore, je voudrai pouvoir l'embrasser, qu'il me prenne dans ses bras. Je ne veux plus de Benjamin. Je ne veux plus de copain, je veux un vrai petit ami. Je veux être amoureuse d'un vrai mec, et je ne suis pas amoureuse de Benjamin.

Jeudi 17 avril 2008

Hier soir je me suis disputée avec Benjamin.

Nous sommes ensemble depuis un peu plus d'un mois maintenant, et nous avons eu notre première engueulade, c'est assez décevant.

J'ai dit à Guillaume que je sortais avec Benjamin, il m'a dit qu'il fallait que je le largue, qu'il me voulait pour lui tout seul.

Je ne sais pas quoi faire, continuer à tout détruire avec Benjamin, parce qu'il me fait trop penser à Maxime avec sa routine, ses petites habitudes, ses manies... Je ne sais pas pourquoi mais d'être avec lui me fait penser aux moments que j'ai passé avec Maxime, allongés sur le lit à regarder la télé, c'est toujours la même rengaine tous les soirs, c'est pitoyable. Je ne veux plus vivre ce genre d'histoires pathétiques, je veux une histoire hors du commun ou pas d'histoire du tout. Benjamin ne comprend pas que je veuille qu'il me parle même si c'est pour ne rien me dire, mais je n'aime pas le silence, je n'aime pas, je m'ennuie presque avec lui, et je n'ai pas envie de faire l'amour tout le temps, j'attend un peu plus, de l'attention, du respect, du dialogue, des trucs que Maxime ne m'offrais pas quoi.

Ce week end c'est ma dernière possibilité d'aller chez Guillaume, je n'ose pas y aller. C'est loin, c'est cher et c'est chez ses parents, il ne comprend pas que je ne peux pas accepter ce genre de proposition, nous ne sommes même pas encore ensemble et je devrai aller dormir chez ses parents... Et puis si c'est pour trouver une histoire similaire à celle que j'ai déjà alors je préfère laisser tomber.

Tout ça pour dire que je ne sais plus quoi faire de ces deux histoires. J'hésite entre Benjamin qui est près de moi mais qui ne m'offre rien de mirobolant et Guillaume qui est loin de moi mais qui me propose une histroie hors du commun. De toutes façon, l'un comme l'autre, aucun des deux ne me comprend. Mon homme idéal me comprendra un minimum...

Et je n'ai toujours pas bossé mes cours, la rentrée est lundi, je devrai commencer à m'inquièter.

Lundi 14 avril 2008
Encore une fois, je ne sais pas ce qui m'a pris.

Je suis donc allée chez Maxime samedi apres-midi, je lui ai rapporté ce qui me restait de ses affaires sur les bras. Il ne s'attendait pas du tout à me voir débarquer alors qu'il m'avait proposé de venir les lui ramener dans l'après-midi. Je lui ai tout rendu, avec l'espoir de ne plus rien avoir à faire avec lui, je pensais que tout lui donner serait comme un soulagement et c'était le cas, ça m'a enlevé un poid énorme, je me sentais tellement bien après. Je lui ai encore balancé un tas de trucs que j'avais sur le coeur, qu'il avait un gros soucis, un problème psychologique à régler, et que tant qu'il ne s'en occuperai pas il ne vivrai rien de bien, ni de sain.

Dimanche j'ai passé l'après-midi chez Grace, c'était sympa, même si elle vit mal sa rupture ces temps-ci, et je pense sincèrement l'avoir rassurée en lui racontant un tas de trucs sur ma propre histoire.

Le soir je suis allée chez Benjamin, on a fait l'amour pour nos un mois, il m'a donné du plaisir, le soir, et ce matin encore une fois.

Et en rentrant chez moi, j'ai regardé mon courrier, et il y avait un lettre pour Maxime. Que dire... ? Je ne sais plus quoi faire pour qu'il sorte définitivement de ma vie, je fais tout pour le lacher, pour qu'il ne prenne plus aucune place dans ma tête, je lui ai tout rendu, j'ai tout fait, j'ai tout essayé, mais je crois qu'au fond c'est lui qui ne veut pas en finir. Il pouvait très bien faire un changement d'adresse il ne l'a pas fait, je le déteste pour ça. Et ça met en péril ma relation avec Benjamin.
Samedi 12 avril 2008

Hier soir j'ai eu Guillaume au téléphone.

Je lui ai dit que j'aimais l'entendre le soir, et que je n'étais pas encore prête à aller le voir, de peur de tout gacher. Il m'a dit qu'il fallait que je vienne, peu importe ce que je pense, parce qu'il meure d'envie de me revoir, et qu'il ne croit pas aux relations à distance. Il m'a dit qu'il n'avait pas confiance en moi et qu'il ne pourrait pas avoir une relation à distance avec moi, il aurai trop peur que je le trompe, parce que je suis trop mignonne pour rester avec un mec que je ne verrai presque jamais. Il pense que je ne lui serai pas fidèle, alors qu'une relation à distance c'est ce dont je rêvais peu de temps avant de le rencontrer. Et le fait qu'il m'aie dit ce qu'il m'a dit hier soir ne m'enlève pas toute cette peur que j'ai, il m'a dit que dans sa tête, il ne pensait pas à grand chose, il pensait à lui, ses cours, le sexe et moi, mais moi en premier. Je pense à lui souvent, il pense à moi souvent, nous nous apprecions beaucoup, qu'est-ce qui m'empêche d'aller le voir ? Ma conscience peut-être...

Il y a Benjamin aussi, avec qui je vis une idylle très agréable... Je n'ai pas envie de voir tout ça tomber à l'eau parce que finalement c'est vraiment bien. Et dès qu'on se voit on ne peut pas s'empêcher de faire l'amour, du coup je commence un peu à fatiguer. Mais ça ne change pas que je suis bien avec lui. Il me plait, il ne me pose jamais de question, répond toujours aux miennes, il passe son temps à me dire des trucs gentils, à penser à moi, à attendre que je le retrouve, il est bien foutu et il se démerde bien au lit, mieux que Maxime ça c'est clair, en même temps c'est pas difficile, puisque Maxime est très nul. Enfin bref, Benjamin est un petit prince charmant.

Ce matin au reveil, j'ai réfléchit, et j'ai pris une décision, je dois rendre ses affaires à Maxime. Il me reste des cassettes vidéo et un jeu vidéo à lui, il faut que je lui rende, je ne sais pas encore trop ce que ça me fera de le revoir, ce que je sais c'est qu'après l'avoir eu au téléphone je me sentais comme avant l'avoir appelé, mais j'avais l'angoisse de l'appeler en moins. Je ne ressens plus rien pour lui, ça y est, c'est fini, je suis sevrée, j'ai complètement tout oublié, je suis libre de ressentir autre chose pour quelqu'un d'autre. Je pensais que le fait de lui reparler serai difficile, que je ne pourrais pas ne pas lui en mettre plein la gueule, mais finalement tout s'est bien passé, je lui ai balancé des trucs insidueusement, il n'a rien compris, ce qui m'a rendue encore plus fière de moi, je suis contente de ne plus rien avoir à faire avec un mec aussi con... Il continue à voir nos anciens potes de l'époque, alors que je me suis renouvelée, j'ai rencontré un tas de monde, j'ai plusieurs relations sentimentales, je retrouve des amis qui me proposent de les retrouver chez eux, ça peut être n'importe ou, c'est super, lui il est toujours coincé dans sa maison pommée au fin fond du département le moins peuplé du monde. Cet apres-midi il va voir un tas de potes à lui, des gens qui ne m'ont plus jamais adressé la parole, et je crois qu'aller le voir avec Sandrine est un bon moyen d'expier tout ce qu'il me reste de lui. Je vais tout lui rendre, je ne sais pas comment, je ne sais pas si je dois le lui balancer à la gueule, si je dois lui donner gentiment, si je dois lui dire du mal, si je dois être aimable, je sais que ça viendra au feeling, j'imagine que ça ne sera pas une partie de plaisir, enfin surtout pour lui. Je vais demander à Sandrine de m'accompagner, je vais y aller cet après-midi. Je ne peux pas faire durer les choses plus longtemps, je veux réellement en finir et tourner la page, pouvoir tourner la page sans problème, et ses affaires dans un coin de ma tête c'est un problème. Alexandre se propose pour m'accompagner. Il sera disponible après 16 heures. J'y vais pour 17 heures. Il a intérêt d'être là. Et puis s'il n'est pas là tant pis, je ne m'attarderai pas plus longtemps dans son bled pourri.

Jeudi 10 avril 2008
Le mariage est-il toujours d'actualité ?

Je me suis posé la question plusieurs fois ces derniers temps, quand j'étais avec mon ex, qui ne m'aurai jamais demandée en mariage, et depuis que je suis célibataire et que je vois plein de gens autour de moi se marier, je me demande si le mariage est toujours d'actualité. Une chose est sûre, pour moi le mariage est complètement inutile.

En fait, les mariés en blanc sont ridicules aujourd'hui. La réelle signification de cette couleur est la pureté ou la virginité. Une jeune mariée en blanc doit donc être vierge pour porter cette couleur, or, de nos jours, peu de jeunes femmes attendent jusqu'au mariage pour avoir leur première relation sexuelle. Non, le mariage en blanc n'a plus lieu d'être, et c'est tellement dommage de se priver de ce plaisir que l'on peut éprouver à faire l'amour avec un homme hors mariage. En même temps j'avoue que cet acte sacralisé est très romantique, se préserver pour l'être aimé, c'est si beau...

En imaginant que je le fasse, ce qui n'est pas le cas puisque je ne suis plus vierge depuis environ 6 ans, mais je me demande si la déception n'est pas immense une fois que l'on s'apperçoit qu'elle est toute petite, et qu'il ne sait pas s'en servir... C'est ce genre de détail qui me fait penser que c'est ridicule de garder une ceinture de chasteté.

En même temps, le divorce est très en vogue également, mais se marier pour divorcer c'est vraiment de l'argent jeté dans les ortis...

Donc non, moi je ne me marierai pas à l'église, pas en blanc, j'irai certainement un jour ou l'autre signer un registre à la mairie, mais l'église, non mais sans déconner, c'est has been ça de nos jours !

Je ne suis pas baptisée, je n'ai aucune religion, je suis, comme on dit, athée, et je n'ai pas l'intention de ma convertir à une quelconque secte, que ce soit le christiannisme ou la scientologie c'est pareil.

La définition de la religion dans le dictionnaire Le Petit Larousse Illustré de 2006 c'est :
1. Ensemble de croyances et de dogmes définissant le rapport de l'homme avec le sacré.
2. Ensemble de pratiques et de rites propres à chacune de ces croyances.
La définition d'une secte c'est :
1. Ensemble de personnes professant une même doctrine philosophique, religieuse, etc.
2. Groupement religieux clos sur lui-même et créé en opposition à des idées et à des pratiques religieuses dominantes.

En gros, la religion est une sorte de secte officielle, et la secte est une sorte de religion officieuse. Donc c'est la même chose. Et adhérer à une secte est contre mes principes. Je ne crois pas en Dieu, ni en un quelconque dieu, je crois en l'amour des gens entre eux. Je crois en l'Homme, j'estime que chacun est capable d'humanité envers son prochain, mais je suis déçue bien souvent. Je fais confiance en tout le monde, et je me prend des giffles assez fréquemment. L'Homme me déçoit, et ça ne m'empêche pas de continuer à croire en lui.

Le mariage donc, oui à la mairie, mais non à la robe, non à l'église, non à toute cette mascarade, qu'importe les strass, ce qui compte c'est l'amour, de le dire à la terre entière ?
Pourquoi ? La seule personne qui mérite d'être au courant c'est l'être aimé, pourquoi aller le crier plus fort qu'on ne le peut quand c'est tellement plus agréable de le sussurer à l'oreil de son amoureux ? 

"Je t'aime", trois mots si doux à entendre, si difficile à prononcer, trois mots si significatifs, trois mots qu'il est inutile de méler à une quelconque secte pour en éprouver les bienfaits.
Pourquoi méler l'amour qu'on éprouve pour quelqu'un à un prétendu amour pour une divinité inexistante surplombant soi-disant notre vie ? ...
Je reste perplexe quand je vois tous ces gens qui se tuent pour leurs croyances, tous ces gens qui prétendent que leur dieu répondra à chacun d'entre nous, alors que la seule réponse à tous nos soucis quotidien c'est l'amour.

L'amour qui peut être à la fois bonheur intense et souffrance atroce, l'amour pour la famille, l'amour pour les amis, et l'amour de sa vie, celui que l'on chérie, celui qui m'a laché mais qu'un jour je retrouverai je l'espère sous une autre forme plus belle que celle que j'ai connue.
Mais l'amour pour un dieu, pourquoi aller donner un amour à quelqu'un qu'on ne peut pas serrer dans ses bras, à quelqu'un qui n'est jamais venu nous soutenir, qui ne nous a jamais embrassé, qui n'a jamais donné signe de vie ? 
Pourquoi aller se fourvoyer dans une religion alors que le bonheur n'attend qu'un signe de nous pour arriver et inonder notre coeur ?
Mercredi 9 avril 2008

Une panne ?

Lundi soir j'ai dormi chez Benjamin, et je ne sais pas pourquoi, je n'ai absolument pas eu envie de jouir, j'étais excitée, j'en ai eu envie toute la semaine, j'ai attendu exprès, et arrivé au moment tant attendu, je n'ai plus du tout eu envie, pas possible de me lacher.

J'ai passé la journée de mardi à penser à Maxime, pendant que je réconfortais Sandrine qui a du mal à gérer sa routine quotidienne avec son Benjamin. Mardi soir j'ai combattu l'envie de l'appeler, Maxime, mon ex qui m'a brisé le coeur, et finalement je ne l'ai pas appelé, mais j'en mourrais d'envie.

Guillaume m'a appelée hier soir, c'était court, j'ai attendu cet appel toute la journée, et finalement ça n'a duré que 5 minutes.

FRUSTRATION !

Enfin bon, me voici frustrée de toutes part, frustrée sexuellement, frustrée téléphoniquement, frustrée de mon ex, et frustrée de ne pas avoir les moyens de m'acheter cette paire de chaussures si jolie que j'ai vu chez Minelli. Oui, dans le fond je reste une femme, avec ma superficialité naturelle. J'adore les fringues et je suis une grande passionnée de la chaussure. Je pourrai dire que je suis une calcéolophile, mais pour le moment je n'ai pas encore assez de chaussures... Il me faut des thunes, je vais chercher un job pour cet été, pour m'acheter une jolie paire de chaussure, et une veste, j'adore les vestes, il y a peut-être un nom peut-être pour les collectionneur de vestes...

Bon, ce soir j'ai bien envie de dormir chez Benjamin, mais il y a une réunion au sommet ce soir avec Alexandre et Sandrine. Il faut qu'on trouve une copine à notre petit Alexandre.

Lundi 7 avril 2008

Ma soeur ne m'aide pas en plus.

J'ai arrêté de fumer, enfin c'est officiel, mais bon, je continue à fumer, je sais que ce n'est pas une bonne chose, mais j'ai du mal à arrêter, mon père fume, ma mère fume un peu, Clémentine, ma soeur, fume, mon copain Benoît fume, Guillaume aussi fume, ça ne m'aide pas, Sandrine fume aussi, mais bon je ne la voit presque jamais. Ce qui aide c'est que Stéphanie, Coline et Alexandre ne fument pas, mais j'ai du mal quand même à arrêter la cigarette. Et là ma soeur m'a proposé de venir fumer avec elle, j'ai envie de sortir fumer, je n'en peux plus.

Hier soir Guillaume m'a appelé, il m'a demandé pourquoi je n'étais pas venue, et je lui ai dit que j'avais peur. Il m'a dit qu'il ne pouvait plus me considérer comme quelqu'un de fiable, ça me fait un peu de peine quand même. Mais c'est de ma faute, j'ai eu peur d'un seul coup, peur de me jeter dans le vide, peur de m'engager dans une nouvelle histoire sérieuse avec Benjamin et de lui faire ce genre de coup dès le départ, et peur de Guillaume, ce Guillaume si mystérieux qui veut absolument que je vienne, qui veut me voir, qui avait prévu un week end extra pour moi, et que j'ai lachement laissé tomber. Il m'a dit plein de choses gentilles, il veut toujours me voir, il veut toujours qu'on se voit, mais cette fois-ci je ne veux pas prévoir, ce sera du jour au lendemain si ça se fait réellement. Mais j'hésite encore à faire ça, j'aime beaucoup Benjamin, je ne veux pas lui faire de mal. Mais ça ne change pas que dans pas très longtemps je vais aller chez Frédéric à la mer.

Benjamin est allé demander à Alexandre de confirmer que j'ai pris la bonne décision, mais Alexandre lui a clairement dit qu'il n'avait pas à me dire ça. J'ai un ami, un vrai, un confident à qui je peux tout dire et qui ne me juge pas, je suis heureuse.

J'ai un ami et j'ai deux amants, l'un des deux me donne du plaisir au lit, l'autre me donne du plaisir au téléphone le soir. Ils ont tous les deux une fonction bien définie. Benjamin me fait du bien au quotidien, il me donne du plaisir, il me rend heureuse à chaque instant, il est gentil avec moi, il est attentionné et sait me comprendre, et ceux qui me comprennent sont rares, mais à force de trop vouloir me comprendre il va peut-être finir par m'étouffer, ce qu'il ne veut pas non plus. C'est pour cette raison qu'il ne veut pas trop m'appeler, ni m'envoyer de messages le soir. Guillaume est tellement gentil, il m'appelle tous les soirs pour m'entendre, nous nous racontons nos journées, nos petits délires, nous débatons, la dernière fois nous avons discuté pendant deux heures sur la religion et c'était passionnant, et avec Benjamin je n'ai pas ce genre d'échange, seulement j'ai l'impression qu'ils se complètent l'un l'autre. Guillaume est là pour le dialogue et Benjamin pour le sexe. Et merde, ça y est, je suis piégée, je ne peux pas avoir l'un sans l'autre. Ils sont complémentaires à mes yeux. C'est peut-être pour ça aussi que je ne voulais pas voir Guillaume, je me suis habituée à l'avoir au téléphone et je n'ai plus envie de le voir en vrai, je me sens bien dans cette relation à distance, celle que je voulais avoir avant de rencontrer Guillaume mais avec Jérémy. C'est compliqué tout ça...

Finalement j'ai ce que j'ai voulu, et j'ai même plus que ça, j'ai une relation à distance et j'ai un copain près de moi sans trop l'être, puisqu'il ne vit pas à L****** tous les jours. La relation à distance compense celle de proximité au niveau de la conversation, parce que Benjamin à beau être gentil, il n'est pas très porté sur la discussion. En revanche, Benjamin est très bon au lit, meilleur que Maxime, et Guillaume, bin je ne sais pas si Guillaume est bon ou pas, puisque je n'y ai pas encore gouté. Ca aussi ça m'a foutu les jetons, ça aussi c'est une raison pour laquelle je ne suis pas partie à P****, j'avais peur d'être déçue, ou peur de décevoir. Je n'ai toujours pas réussi à me remettre de ce que m'a dit Maxime la dernière fois que je lui ai parlé, que j'étais nule au lit, c'était tellement méchant, c'était gratuit, ça m'a perturbée, depuis je n'ai plus du tout confiance en moi, je suis redevenue pudique, je me cache après qu'on ai fait l'amour, je ne supporte plus qu'on me voit nue, et pourtant on me dit souvent que je suis jolie, bien faite, que rien n'est à changer, mais ça ne change rien. Et Benjamin a envie de moi, je devrai lui laisser le droit de me voir nue, je devrai me sentir à l'aise, je n'y arrive pas. J'ai peur qu'il se moque de moi, et pourtant je sais qu'il aime mon corps, mais c'est normal aussi au début d'une relation d'avoir un peu de pudeur. C'est juste que ça me fait tout drôle. J'ai pris l'habitude de me balader nue chez moi en présence de mon homme et là je n'arrive pas à me montrer complètement nue devant celui qui me donne du plaisir. Du coup voilà, je vais me faire toute belle pour notre soirée de ce soir, je vais bien me préparer, épilation de près, maquillage, parfum, sous vêtements affriolants et joli petit ensemble vestimentaire, histoire de plaire. Le soucis c'est que je sais qu'au naturel je plais aussi, je pourrais ne faire aucun effort vestimentaire que ça lui plairait tout pareil, alors bon, ça démotive un peu...

Guillaume a vu une photo de moi en tailleur, en noir et rouge, sur Internet. Il m'a trouvée super jolie, il m'a dit que le noir et le rouge devait être les deux seules couleurs qu'une femme devrai porter. Je suis interdite de noir depuis peu, alors je ne porterai que du rouge... Cette photo a été prise le jour des portes ouvertes, et la photo prise juste après était une de Benjamin et moi, lui a ses mains sur mes fesses, et moi je l'embrasse tendrement... Une que je n'ai pas mise sur le Net, une que je ne mettrais pas, une photo compromettante...

Samedi 5 avril 2008

Comme dans un film...

Hier midi j'ai mangé avec Benjamin. J'ai passé un moment très agréable avec lui, tellement agréable que je n'ai plus eu envie de partir et de le laisser, je voulais le faire durer le plus longtemps possible.

Hier vers 19 heures partait un train pour P**** de la gare de L****** pour lequel j'ai acheté un billet. Je devais partir chez Guillaume, j'étais prête, mon sac prêt, mon père dans la voiture m'attendait...

Hier après-midi j'ai beaucoup réfléchi à nous, à Benjamin et moi, à Guillaume et moi, et je me suis apperçue de plein de choses. La première c'est que je ne voulais pas aller voir Guillaume. Plus la journée avançait, plus je me disais que je n'étais pas prête à faire ça, à aller voir Guillaume, passer le week end chez lui, trois nuits dans ses bras, non, je ne pouvais pas me résoudre à y aller, mais j'avais déjà acheté mes billets, tout avait déjà été préparé, il m'attendait, alors je devais y aller, il avait déjà tout prévu, tout préparé, tout organisé, tout planifié, et je ne pouvais pas lui faire ce genre de faux plan, le laisser tomber au dernier moment, tout lacher comme ça, donc je me suis persuadée que je voulais aller à P**** chez Guillaume. Jusqu'à 18 heures, heure à laquelle j'ai réellement pris conscience des choses, et que je me suis dit que non, je ne voulais pas faire ça, que je n'étais pas comme ça, que je ne pouvais pas passer trois nuits chez quelqu'un que je n'avais vu qu'une fois, coincée chez lui, à ne pas pouvoir faire quoi que ce soit sans qu'il soit de la partie, que je ne pouvais pas me résoudre à étre enfermée pendant trois jours avec un homme que je n'aime pas. J'ai donc appelé Alexandre pour lui demander conseil, je lui ai dit que je ne savais pas ou j'en étais, que j'avais besoin d'un avis de lui, il m'a dit qu'il fallait que je suive mon instinct, j'ai appelé Coline, je lui ai demandé conseil aussi, je lui ai dit que je ne savais plus quoi faire, que je ne voulais plus partir, mais que je m'en voulais de laisser tomber Guillaume aussi lachement, elle m'a dit que c'était moi que ça regardait, qu'elle ne pouvait rien me dire, qu'il fallait que je voie ça avec lui. J'ai donc fini par appeler Guillaume, je lui ai dit clairement que je ne viendrais pas, et je ne lui ai pas donné la moindre raison. En gros je lui ai posé un lapin. Je ne suis pas fière de moi, j'ai eu l'impression de lui briser le coeur, j'ai eu tellement mal pour lui, je me suis sentie tellement mal à l'aise quand je l'ai eu au téléphone... J'ai eu tout le mal du monde à lui dire que je n'avais pas le coeur à venir le voir, et je ne savais même pas réellement pourquoi je ne voulais plus aller le voir.

Et puis j'ai encore réfléchi, pendant que mon père m'emmenait rembourser mes billets, et je me suis dit que la seule personne que j'avais envie de voir sur le moment c'était Benjamin. Du coup j'ai fait rembourser mes billets, j'ai perdu un billet parce que je suis arrivée en retard, j'aurai loupé mon train de toutes façons, et en rentrant chez moi j'ai attrapé mon téléphone et appelé Benjamin, je lui ai dit que je voulais le voir, pas longtemps, et il m'a dit de venir le retrouver chez lui. Je suis arrivée rapidement, je lui ai dit que je devais partir à P**** pour aller voir quelqu'un, et qu'au dernier moment j'ai décidé de ne pas partir parce que je ne pouvais pas faire ça, et je ne sais toujours pas si c'est pour ça ou pas, mais je lui ai dit que j'étais restée pour lui. En un sens je pense que le fait d'avoir passé un moment très agréable avec lui le midi m'a fait changer d'avis. Mais je me trompe peut-être, je sais que le midi il m'a demandé s'il avait de quoi être jaloux, et je lui ai répondu que non. Je lui ai menti, je m'en veux de lui avoir menti. Et je m'en suis voulue le soir avant d'aller prendre ce train. Du coup j'ai décider d'aller lui dire, j'avais besoin d'aller lui dire. Et j'ai loupé le train. Je suis en train de perdre tout contrôle, je suis en train de tomber petit à petit dans le néant, je ne sais plus ou j'en suis, je suis presque perdue, je suis en train de tomber amoureuse...

Non, je ne dois pas tomber amoureuse, j'ai eu trop mal, j'ai trop souffert, je ne peux pas tomber amoureuse. J'aimerai bien laisser faire les choses, mais là je ne peux pas, pas maintenant, je suis en train de réussir mes études, je suis en train de prendre goût à la liberté, je ne peux pas tomber amoureuse, c'est trop horrible, l'amour me fait trop souffrir.

J'ai retrouvé un ami sur Internet, ou plutot, comme Jérémy, c'est lui qui m'a retrouvé, il m'a proposé de venir le retrouver au bord de la mer pour passer un week end sympa... Il s'appelle Frédéric.

Jeudi 3 avril 2008

C'est vraiment terrible tout ça.

J'ai enfin compris ce qui n'allait pas chez moi. J'ai découvert la raison pour laquelle je ne vais pas bien alors que tout me réussit, que la vie me sourie, que le bonheur me tend les bras, j'ai compris ce que j'avais mais je ne sais pas comment y remédier.

Je souffre d'empathie.

J'ai développé cette empathie lors de ma relation avec Maxime et depuis elle s'accentue de plus en plus, et ces derniers temps elle m'empêche de vivre pleinement mes relations sentimentales. En effet, Benjamin est un garçon très gentil, que j'apprécie énormément, mais que je me refuse à tromper de peur de lui faire de la peine, et pourtant je m'apprête à le tromper avec Guillaume chez qui je vais passer le week end. Guillaume que je me refuse également à tromper officiellement avec Benjamin. Enfin bref, je refuse de leur faire du mal à chacun d'entre eux, et pourtant je ne peux pas m'empêcher de les voir, ils sont tellement biens, tellement gentils, ils sont tellement prévenants avec moi, nous discutons de plein de choses, et j'aime passer du temps dans les bras de Benjamin, et j'aime passer du temps au téléphone avec Guillaume. Mais je ne supporterai pas d'en voir un triste, je ne supporterai pas d'en voir un déprimé, tout comme je ne supporte pas de voir mon amie Stéphanie déprimée et foutre ses études en l'air à cause de je ne sais quel sentiment amoureux qu'elle peut éprouver encore pour son ex. Cette empathie s'est également insinuée dans mes relations sociales, amicales, je ne peux pas m'empêcher de souffrir pour les autres, qu'il s'agisse de Stéphanie ou d'Alexandre, de ma petite soeur ou de mon père, je ne peux pas m'en empêcher, c'est plus fort que moi, je dois me mettre à leur place. Ils sont tellement tristes parfois dans leurs propos, ils donnent l'impression d'éprouver tout le malheur du monde, et moi évidemment je ne peux pas m'empecher de les plaindre, de me mettre à leur place et de souffrir pour eux, et parfois plus qu'eux, c'est ça mon soucis aujourd'hui, et c'est une raison au ssi pour lesquelles Maxime et moi nous sommes séparés, j'avais tendance à l'étouffer avec toute cette empathie que j'avais rien que pour lui, le pauvre, il a dû être submergé de sentiments. Je ne me fais pas encore suivre par un psy, mais je pense que ça ne devrai pas tarder, à force d'éprouver autant de sentiments de peine aussi profonds je fais finir par craquer et retomber dans la dépression.

J'ai perdu du poids à cause de ma rupture et depuis je n'ai pas réussi à le reprendre, je parais anorexyque aux yeux de mon entourage, et aujourd'hui je me sens insultée quand on me traite de maigre, parce que je le suis. Personne ne viendra me dire que j'ai un gros cul parce que ce n'est plus le cas, j'ai un fessier limite inexistant. Je peux me vanter d'avoir atteint les 90-60-90 idéaux. Seulement je préférerai être un peu plus grosse. Et c'est dire si je me gave, je mange des céréales et du lait au petit déjeuner, un repas équilibré au déjeuner, je me débrouille pour manger au restaurant universitaire avec les gens de la classe d'Alexandre, et le soir je mange avec ma famille un repas plutot simple et léger. Hier j'ai mangé steak frites à midi et ravioli en gratin le soir, et en général le midi c'est pizza au restaurant universitaire, donc je mange beaucoup, pas forcément équilibré, mais beaucoup, je me gave de cochonneries, du genre barres chocolatées en tous genre set bonbons pour passer l'envie de la clope, et le fait d'arrêter de fumer devrai me faire prendre un peu de poids, que dalle !
Je pratique encore du sport un minimum, et je bouge dès que j'en ai l'occasion, je passe beaucoup de temps à travailler sur mes cours mais je passe aussi du temps avec mes amis, j'ai plusieurs vies sentimentales passionnantes, une vie sexuelle épanouie, du coup ça compense avec la bouffe et je ne prend pas un gramme.
Du coup, aujourd'hui il m'est complètement défendu de porter du noir au risque de paraître encore plus maigre que je ne le suis, alors je peux dire adieu à ce magnifique petit pantacourt noir que j'adorais porter avec mes bottes, et je peux dire aussi adieu à ce joli petit pull des cotoniers qui m'allait super bien. Non, fini le noir, aujourd'hui c'est couleur oblige, je n'ai pas le choix, et comme je n'ai presque plus de vêtements colorés, je suis un peu emmerdée. Toutes mes fringues me sont trop grandes, il me reste très peu de vêtement à ma taille. Je devrai aller faire les magasins mais je n'ai pas les moyens, donc je vais trouver un job, et donc perdre du poids... Ah la la, que de soucis, petits soucis existenciels dans ma petite vie...

Lundi 31 mars 2008

J'ai tellement mal partout que je n'arrive même plus à marcher correctement.

Hier et avant-hier j'ai participé à mon stage de théâtre, ça s'est vraiment bien passé, j'ai pris mon pied, ça faisait un moment que je ne m'étais pas sentie aussi bien.

Samedi matin j'ai accueilli des gens au journées portes ouvertes, j'ai passé la matinée à marcher en talons, je n'en pouvais plus à midi, j'étais vannée.

C'est à cause de ce week end mouvementé durant lequel on a perdu une heure de sommeil que je ne peux plus marcher et que j'ai mal partout.

Samedi soir nous avons passé la soirée chez Alexandre avec des potes à lui, et puis nous avons fini la soirée avec Benjamin et Marc chez Marc. Je suis rentrée à 4 heures du matin, nouvelle heure. Je n'ai presque pas dormi pour retourner à mon stage le lendemain.

Guillaume n'arrête pas de me harceler pour savoir quand je vais venir chez lui, je vais regarder les tarifs des billets de train, je dois aller chez lui, faire un tour à M** et puis aller voir ma famille sur T*******, je vais voyager un peu, ça va me faire du bien, j'en ai besoin. Et puis je vais peut-être enfin voir Jérémy, ça ferai d'une pierre deux coups. Je vais préparer tout ça ce soir.

J'ai passé la soirée chez Benjamin hier soir, on a encore couché ensemble, je suis sûre qu'il est en train de tomber amoureux de moi, c'est terrible, je ne veux pas le faire souffrir, et en même temps je suis si bien avec lui, et je suis si bien avec Guillaume aussi. Je n'ai pas envie de choisir, je n'ai pas envie de faire passer l'un d'entre eux avant le reste du monde, j'ai envie de faire ce que je veux quand je veux, je ne veux pas avoir à faire des concessions, par amour ou quoi que ce soit d'autre. De toutes façons je ne suis pas amoureuse de lui, je l'aime bien mais de là à dire que je l'aime tout court... Non, ce n'est pas le cas. Hier soir en sortant de chez Benjamin j'ai reçu un coup de téléphone de Guillaume, je me suis dit qu'il fallait que je réussisse à gérer les deux en même temps et ma vie aussi, ne pas les faire passer avant moi, ça risque d'être difficile tellement je suis généreuse avec les autres, je ne vais pas pouvoir m'empêcher de les faire passer avant moi. Il faut que je réfléchisse bien avant de m'engager plus longtemps dans n'importe quelle relation. Je dois vivre pour moi avant de vivre pour les autres. Je dois m'occuper de mon propre bien être et non de celui des autres.

J'ai remarqué que depuis un certain temps, depuis que je sors avec Benjamin, que j'ai rencontré Guillaume, et que j'ai arrêté de fumer, je ne joue plus au loto... C'est amusant, je n'ai plus besoin de ça... C'est une bonne chose je pense.