Partager l'article ! Feuilleton du Vendredi - Partie 2 : première soufflette: Luc a allumé son joint et direct j'ai senti une odeur familière, comme une odeur de p ...
| Juin 2012 | ||||||||||
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Luc a allumé son joint et direct j'ai senti une odeur familière, comme une odeur de pizza... Je sais c'est con mais c'est vrai, ça en avait vraiment l'odeur... Il a soufflé sa fumée vers mon visage. J'ai toussé. Quel enfoiré. Il s'est avancé vers moi avec son joint et un grand sourire. Là j'ai commencé à flipper.
- Je vais te faire une soufflette !
Une quoi ? C'est quoi ? Et ça veut dire quoi ? Je cherche toujours lesens caché de tout acte, c'est plus fort que moi, je suis persuadée que chaque acte a une signification cachée.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Tu vas voir, tout ce que tu as à faire c'est inspirer à fond quand on te le dira.
- Mais ça va me faire tousser !
- C'est ça qu'est bon !
Il s'est approché, et je me suis reculée, machinalement. Il a posé sa main sur ma cuisse et ma regardé droit dans les yeux. Il avait un regard qui se voulait rassurant. Je l'ai laissé faire. Il a soufflé sur les cendres, puis il a glissé la partie incandescante du joint entre ses lèvres, et il a formé une sorte de tube avec ses mains autour de sa bouche. Il a approché sa bouche du tube provisoire et il a soufflé la fumée vers ma bouche. A ce moment Lilian m'a dit d'aspirer toute la fumée qu'il m'envoyait. Je me suis executée. J'ai senti comme une boule de fumée agglutinée dans le fond de ma gorge, tellement compact que je n'ai pu réprimé un toussotement. Ca me piquait, ils riaient, et je n'ai pu m'empêcher de rire aussi, tout en toussant, et plus je toussais plus je riais. J'ai eu à peine le temps de m'en remettre que Luc a voulu recommencer. Je l'ai fixé avec des grands yeux, essayant de lui faire comprendre que si je recommençais j'allais mourir étouffée. Il m'a compris et a fini son joint tout seul. Lilian venait d'en allumer un autre, il me l'a passé. J'ai tiré deux lattes, assez rapides, et une troisième plus lente.
On a discuté, Lilian est un passionné de cinéma, comme moi, et comme moi il aime les films de Tarantino, on a alors déliré sur les répliques de Pulp Fiction, et puis on a dérivé très vite sur La Cité de la Peur. J'ai rigolé comme une tordue en l'entendant citer les répliques de Dominique Farrugia, et je lui répondait avec celles d'Alain Chabat.
A la quatrième latte j'ai su que j'étais raide. Mon état était pitoyable. Je ne tenais plus debout, j'étais toute souriante, j'avais la bouche toute pateuse, une envie de boire, une plus grande envie de manger, et le pire dans tout ça, c'est que je devais rentrer au plus vite. Il était déjà 17 heures et mon rendez-vous était à 18 heures, le temps de rentrer et de m'allonger, manger et boire tout mon saoule, il serait déjà 18 heures, et ma mère se rendrait bien compte de mon état. Je les en ai informé, et Luc a suggéré que l'un d'entre eux me raccompagne. Je ne m'y attendais vraiment pas, et en même temps en me levant je me suis rendu compte que j'aurai vraiment du mal à rentrer toute seule. Ma tête tournait de plus en plus, et rentrer chez moi c'était marcher pendant deux kilomètres en plein centre ville de la ville la plus petite du monde. Si je croisais un ami de mes parents, c'était obligé qu'il me capte et se rende compte que j'étais défoncée...
Luc et Lilian se sont regardé, l'air complice, et ils ont ensuite regardé Jo. Quelque chose a dû m'échapper à ce moment là, parce que quelques minutes plus tard je me suis retrouvée à marcher dans la rue en tenant le bras de Jo.
A suivre...
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