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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 14:56
Hier matin, au réveil, avant d'aller bosser, j'ai regardé LCP.

LCP c'est La Chaine Parlementaire.

On sait que le mercredi matin, il y a l'assemblée générale et que c'est retranscrit sur LCP.

Comme en ce moment je suis hébergée chez quelqu'un qui a la Free Box, donc plein de chaines, j'en profite pour regarder des programmes intéressants.

Ce matin, Mme Roselyne Bachelot était interrogée sur les milliards d'euros dépensés pour cette fameuse pandémie de grippe A H1N1 qui a sévit à travers le monde. Les français, qui ne sont pas aussi cons qu'on pourrait le croire, et même les européens, puisque cette commission d'enquête a été demandée par le parti communiste européen, se sont rendu compte que cette soit disant pandémie n'était pas aussi violente qu'on a bien voulu nous le faire croire. En gros, la grippe a fait moins de victime cette année que les années précédentes et ce malgré le vaccin. Donc Mme la ministre de la santé et des sports a été convoquée par une commission d'enquête pour expliquer la raison pour laquelle elle a fait dépenser autant d'argent par notre gouvernement alors qu'en ce moment, il semblerait que notre pays et même le monde entier subisse une sorte de crise économique. Je dis qu'il semblerait que ce soit une crise parce que vu les sommes mirobolantes dépensées par le ministère de la santé pour cette pandémie, on pourrait croire que tout le monde ne subisse pas cette fameuse crise...

Personellement, je la subis un peu trop à mon goût la crise... Je suis sans domicile fixe et depuis peu sans papier vu que je me suis tout fait piqué...

Donc, hier matin, pour la première fois de ma vie, j'ai regardé une comission d'enquête.

Qu'est-ce qu'une commission d'enquête ?

Je retourne voir mon ami Wikipédia... Qui lui m'envoie vers l'article 6 de l'ordonnance n°58-1100 du 17 novembre 1958...

On commence par la source Wikipédia, vulgarisation de l'article 6 qu'on trouve sur le site de l'assemblée nationale...

Donc, une commission d'enquête parlementaire est une commission formée au sein de l'Assemblée nationale ou du Sénat. Elle a pour mission de « recueillir des éléments d'information soit sur des faits déterminés, soit sur la gestion des services publics ou des entreprises nationales, en vue de soumettre leurs conclusions à l'assemblée qui les ont créées ». Elles constituent en conséquence l'un des modes du contrôle du gouvernement par le Parlement.

La création d'une commission d’enquête est souvent la conséquence de problèmes graves, ayant eu une forte résonance dans l’opinion publique (ainsi sur la canicule en 2003 ou sur l’affaire d'Outreau en 2005).

En gros, on fait appel à une commission d'enquête quand l'opinion public est mécontent de la façon de gouverner de nos politicien verreux...


Je voudrais bien qu'il y ait une commission d'enquête sur les abus de pouvoir de notre président...

Bon, pour me faire plaisir, je vais retranscrir l'article 6 de l'ordonnance machin truc, et puis je vais me faire une petite branlette intellectuelle...

Je pourrai toujours ressortir tout ça à l'occasion d'un diner mondain, j'aurai l'air intelligent...

Art.  6.  -  I.  –  Outre les commissions mentionnées à l’article 43 de la Constitution, seules peuvent être éventuellement créées au sein de chaque assemblée parlementaire des commissions d’enquête ; les dispositions ci-dessous leur sont applicables.

    Les commissions d’enquête sont formées pour recueillir des éléments d’information soit sur des faits déterminés, soit sur la gestion des services publics ou des entreprises nationales, en vue de soumettre leurs conclusions à l’assemblée qui les a créées.

    Il ne peut être créé de commission d’enquête sur des faits ayant donné lieu à des poursuites judiciaires et aussi longtemps que ces poursuites sont en cours. Si une commission a déjà été créée, sa mission prend fin dès l’ouverture d’une information judiciaire relative aux faits sur lesquels elle est chargée d’enquêter.

    Les membres des commissions d’enquête sont désignés de façon à y assurer une représentation proportionnelle des groupes politiques.

    Les commissions d’enquête ont un caractère temporaire. Leur mission prend fin par le dépôt de leur rapport et, au plus tard, à l’expiration d’un délai de six mois à compter de la date de l’adoption de la résolution qui les a créées. Elles ne peuvent être reconstituées avec le même objet avant l’expiration d’un délai de douze mois à compter de la fin de leur mission.

    II.  –  Les articles L. 132-4 et L. 135-5 du code des juridictions financières sont applicables aux commissions d’enquête dans les mêmes conditions qu’aux commissions des finances.

    Les rapporteurs des commissions d’enquête exercent leur mission sur pièces et sur place. Tous les renseignements de nature à faciliter cette mission doivent leur être fournis. Ils sont habilités à se faire communiquer tous documents de service, à l’exception de ceux revêtant un caractère secret et concernant la défense nationale, les affaires étrangères, la sécurité intérieure ou extérieure de l’Etat, et sous réserve du respect du principe de la séparation de l’autorité judiciaire et des autres pouvoirs.

    Toute personne dont une commission d’enquête a jugé l’audition utile est tenue de déférer à la convocation qui lui est délivrée, si besoin est, par un huissier ou un agent de la force publique, à la requête du président de la commission. A l’exception des mineurs de seize ans, elle est entendue sous serment. Elle est, en outre, tenue de déposer, sous réserve des dispositions des articles 226-13 et 226-14 du code pénal.

    Toute personne qui participe ou a participé aux travaux de la Commission bancaire, du Comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement, de l’Autorité des marchés financiers ou de la Commission de contrôle des assurances, des mutuelles et des institutions de prévoyance est déliée du secret professionnel à l’égard de la commission, lorsque celle-ci a décidé l’application du secret conformément aux dispositions du premier alinéa du IV. Dans ce cas, le rapport publié à la fin des travaux de la commission, ni aucun autre document public, ne pourra faire état des informations recueillies par levée du secret professionnel.

    III.  – La personne qui ne comparaît pas ou refuse de déposer ou de prêter serment devant une commission d’enquête est passible d’un emprisonnement de deux ans et d’une amende de 7 500 €.

    Le refus de communiquer les documents visés au deuxième alinéa du II est passible des mêmes peines.

    Dans les cas visés aux deux précédents alinéas, le tribunal peut en outre prononcer l’interdiction, en tout ou partie, de l’exercice des droits civiques mentionnés à l’article 131-26 du code pénal, pour une durée maximale de deux ans à compter du jour où la personne condamnée a subi sa peine.

    En cas de faux témoignage ou de subornation de témoin, les dispositions des articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal sont respectivement applicables.

    Les poursuites prévues au présent article sont exercées à la requête du président de la commission ou, lorsque le rapport de la commission a été publié, à la requête du Bureau de l’assemblée intéressée.

    IV.  –  Les auditions auxquelles procèdent les commissions d’enquête sont publiques. Les commissions organisent cette publicité par les moyens de leur choix. Toutefois, elles peuvent décider l’application du secret ; dans ce cas, les dispositions du dernier alinéa du présent article sont applicables.

    L’assemblée intéressée peut décider, par un vote spécial, et après s’être constituée en comité secret, de ne pas autoriser la publication de tout ou partie du rapport d’une commission d’enquête.

    Sera punie des peines prévues à l’article 226-13 du code pénal toute personne qui, dans un délai de trente ans, divulguera ou publiera une information relative aux travaux non publics d’une commission d’enquête, sauf si le rapport publié à la fin des travaux de la commission a fait état de cette information.

Bon, finalement tout ça on s'en fout, tout ce qui compte c'est que Mme Bachelot soit enfin mise sur le banc des accusés. D'ailleurs, je trouvais que les personnes en face d'elle, je suppose que c'était le président de la commission d'enquête, étaient très amusées par ce que disait la ministre. En gros elle a suivi les recommandation de l'Organisation Mondiale de la Santé à la lettre, sans se demander si cette OMS n'avait pas subit des pressions de laboratoires pharmaceutiques qui voulaient faire vendre leurs produits... Elle s'est faite avoir et n'assume absolument pas sa connerie. Ou alors ce n'est pas qu'elle n'assume pas, c'est qu'elle est persuadée du bien fondé de son action. Faire dépenser des milliards d'Euros à notre pays pour une campagne de vaccination qui n'a aucune raison d'exister...

On se rend compte que tout ça c'est encore la faute des entreprises pharmaceutiques qui souhaitent vendre leurs produits en dépit des problèmes financiers de chacun. En fait, ces gens sont sans scrupule et ça ne les dérange absolument pas de se faire de l'argent sur le dos du consammateur, en lui faisant croire qu'il est malade ou qu'il risque de l'être s'il ne prend pas les médicaments qu'il faut.

Mais en fait, c'est ce qui s'est passé, à un plus petit niveau certes, avec mon traitement antidépressif.

Les médecins touchent des sommes d'argent lorsqu'ils prescrivent à leurs patients certains médicaments.

On parle de médecin traitant. Du coup, nous pauvres malades que nous sommes, dès que notre médecin traitant nous prescrit un médicament, les laboratoires pharmaceutiques sont au courant et savent à qui verser les pourcentages de leur recette.

Mon médecin m'a prescrit du Seroplex. Le Séroplex est un antidépresseur qui, d'après mon médecin, ne provoque aucune dépendance. Sauf qu'après avoir cherché quelques renseignements sur des forums médicaux, j'ai découvert qu'il y avait tout de même une dépendance qui se créait.

J'ai arrêté d'un coup, mais il ne faut pas ! Les antidépresseurs, une fois qu'on en a pris, on en prend toute sa vie ! Je ne veux pas tomber dans ce cercle vicieux, j'ai décidé d'arrêter d'en prendre, et de ne plus jamais en reprendre un seul. Seulement, il y a ce qu'on appelle le syndrome de sevrage. En fait, pendant un moment j'avais l'impression que mon cerveau était indépendant du reste de mon corps. Il semblerait que ces "décharges électriques" ressenties par le cerveau soient un des symptomes du syndrome de sevrage. Heureusement, ça n'a pas duré plus de deux semaines après lesquelles je ne ressentais plus aucun des symptomes de ce syndrome.

Cela dit, quiconque prend des antidépresseurs ne doit pas arrêter d'un coup comme j'ai pu le faire. Il faut y aller progressivement. Il faut commencer par réduire les doses pour finalement arrêter totalement, en fait pour arrêter, il faut continuer d'en prendre pendant un certain temps...

Quand je pense qu'un autre médecin voulait me mettre sous antianxiolitiques pour arrêter de fumer...

Mais merde, ce sont des conneries, ces médicaments ne nous guerissent pas, j'étais toujours aussi mal au fond, j'étais toujours aussi mal même en en prenant, j'avais toujours à l'esprit ce mal-être... Je pensais toujours négativement, mais en apparence j'étais euphorique. Ces médicaments n'ont aucun effet sur la dépression, mais leurs effets secondaires sont terriblement néfastes pour notre santé. Les nausées, la baisse de libido, les maux de ventre et de tête, les sautes d'humeur, les insomnies, ou au contraire, le sommeil trop important, les envies suicidaires, des symptomes que je n'avais pas avant de prendre ces merdes, enfin pas à ce point, pas sans explication rationnelle.

Le mieux je crois c'est que chacun se dise que ces médicaments sont des placebo, et on arrête d'en prendre. Les antidépresseurs ça ne sert à rien...
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