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Feuilleton

Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 12:35

Je ne voulais pas vraiment le fumer ce joint, enfin si mais j'avais peur des premiers effets. Je sortais de cours et j'avais fait un crochet par le jardin public pour voir qui s'était posé. Lilian, Luc et Jo s'étaient installés sur les marches au fond du jardin. Il faisait un temps magnifique, ça change de d'habitude. Il faut dire que dans ce département de merde il pleut tout le temps. Enfin je ne vais pas me plaindre, mais faire son lycée dans une ville de 7000 habitants, c'est mortel, et pas au second degré hein...

Ces mecs là, ce sont trois beaux gosses. C'est vrai que les petites villes ne sont pas très abondantes en mecs canons, mais ces trois là en font une belle brochette. Des trois mon préféré c'est Lilian. Il est brun aux yeux verts, je fonds toujours dès que je vois des yeux verts. Mais Luc et Jo sont pas mal aussi. Luc est un mec calme, intelligent, un peu précieux cependant, et ça lui donne un côté féminin qui ne m'attire pas trop mais il est très sympa. Jo, lui, est très réservé, je ne l'ai jamais entendu parler. tous les trois sont dans ma classe, la terminale 3. D'habitude ils sont accompagnés d'Hugues, et lui je suis dingue de lui depuis la classe de 4ème. Je me souviendrai toujours de cette journée ou je suis tombée amoureuse de lui, il avait été le seul de la classe à ne pas se moquer de moi en espagnol quand j'avais traduit "besar" par "baiser" au lieu d'"embrasser". Il avait même été jusqu'à me glisser un "moi je te baiserai bien un de ces jours" dans l'oreille le soir même. Il faut dire qu'à l'époque j'étais vachement timide et renfermée, et je le suis restée pratiquement jusqu'en terminale, et qu'un mec me porte autant d'intérêt ça ne m'étais pas arrivé depuis le CM1. Cela dit, depuis ce jour en cours d'espagnol, je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours l'impression qu'il me prend pour une conne, Hugues. Enfin là, cet après-midi, il n'était pas là, il devait être à son entrainement de rugby.

 

En voyant ces trois beaux mecs, j'ai hésité à passer près d'eux, je ne savais pas s'ils me verraient, et si c'était la cas, je redoutais qu'il m'interpellent. J'ai quand même tracé, essayant tant bien que mal de me cacher, il ne fallait mieux pas que je m'arrête, parce qu'ils étaient bien capable de me convaincre de fumer avec eux, et j'avais rendez-vous chez le médecin plus tard dans la soirée, et si je refusais je passerais encore pour une ringarde. N'empêche c'était une bonne occasion de leur montrer que j'étais quand même dans le vent, et que je savais m'amuser... J'ai eu beau marcher le plus vite possible tout en restant un maximum naturelle, ça n'a pas loupé. Ils m'ont vue, et ont crié à travers le parc public.

 

"Hey ! Fanny ! Vas-y viens !!! Ho ! Tu nous entends !!

- Euh, oui je vous entends, mais non je rentre là...

- Allé fais pas ta timide, viens cramer une clope ou deux...

- Je ne fume pas désolée...

- Mais si bien sûr que tu fumes, on t'a bien vu écraser ta clope à la sortie du bahut tout à l'heure...

- Ah.

J'étais coincée, je ne pouvais pas refuser au risque de passer pour une ringarde, et accepter c'était risquer de me faire prendre et engueuler par mes parents. Le pire entre les deux ? Je ne voulais plus être ringarde.

- C'est bon j'arrive.

Je les ai rejoins sur les marches, j'ai posé mes fesses dans un coin à l'ombre, et je les ai regardé, tous les trois étaient défoncés, et tous les trois roulaient un joint chacun. Devant moi. Comme ça. Dans un jardin public. Ils roulaient des joints.

 

A suivre...

 

(642 mots).

Par Fauve - Publié dans : Feuilleton
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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 13:21

Luc a allumé son joint et direct j'ai senti une odeur familière, comme une odeur de pizza... Je sais c'est con mais c'est vrai, ça en avait vraiment l'odeur... Il a soufflé sa fumée vers mon visage. J'ai toussé. Quel enfoiré. Il s'est avancé vers moi avec son joint et un grand sourire. Là j'ai commencé à flipper.

- Je vais te faire une soufflette !

Une quoi ? C'est quoi ? Et ça veut dire quoi ? Je cherche toujours lesens caché de tout acte, c'est plus fort que moi, je suis persuadée que chaque acte a une signification cachée.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Tu vas voir, tout ce que tu as à faire c'est inspirer à fond quand on te le dira.

- Mais ça va me faire tousser !

- C'est ça qu'est bon !

Il s'est approché, et je me suis reculée, machinalement. Il a posé sa main sur ma cuisse et ma regardé droit dans les yeux. Il avait un regard qui se voulait rassurant. Je l'ai laissé faire. Il a soufflé sur les cendres, puis il a glissé la partie incandescante du joint entre ses lèvres, et il a formé une sorte de tube avec ses mains autour de sa bouche. Il a approché sa bouche du tube provisoire et il a soufflé la fumée vers ma bouche. A ce moment Lilian m'a dit d'aspirer toute la fumée qu'il m'envoyait. Je me suis executée. J'ai senti comme une boule de fumée agglutinée dans le fond de ma gorge, tellement compact que je n'ai pu réprimé un toussotement. Ca me piquait, ils riaient, et je n'ai pu m'empêcher de rire aussi, tout en toussant, et plus je toussais plus je riais. J'ai eu à peine le temps de m'en remettre que Luc a voulu recommencer. Je l'ai fixé avec des grands yeux, essayant de lui faire comprendre que si je recommençais j'allais mourir étouffée. Il m'a compris et a fini son joint tout seul. Lilian venait d'en allumer un autre, il me l'a passé. J'ai tiré deux lattes, assez rapides, et une troisième plus lente.

On a discuté, Lilian est un passionné de cinéma, comme moi, et comme moi il aime les films de Tarantino, on a alors déliré sur les répliques de Pulp Fiction, et puis on a dérivé très vite sur La Cité de la Peur. J'ai rigolé comme une tordue en l'entendant citer les répliques de Dominique Farrugia, et je lui répondait avec celles d'Alain Chabat. 

A la quatrième latte j'ai su que j'étais raide. Mon état était pitoyable. Je ne tenais plus debout, j'étais toute souriante, j'avais la bouche toute pateuse, une envie de boire, une plus grande envie de manger, et le pire dans tout ça, c'est que je devais rentrer au plus vite. Il était déjà 17 heures et mon rendez-vous était à 18 heures, le temps de rentrer et de m'allonger, manger et boire tout mon saoule, il serait déjà 18 heures, et ma mère se rendrait bien compte de mon état. Je les en ai informé, et Luc a suggéré que l'un d'entre eux me raccompagne. Je ne m'y attendais vraiment pas, et en même temps en me levant je me suis rendu compte que j'aurai vraiment du mal à rentrer toute seule. Ma tête tournait de plus en plus, et rentrer chez moi c'était marcher pendant deux kilomètres en plein centre ville de la ville la plus petite du monde. Si je croisais un ami de mes parents, c'était obligé qu'il me capte et se rende compte que j'étais défoncée...

 

Luc et Lilian se sont regardé, l'air complice, et ils ont ensuite regardé Jo. Quelque chose a dû m'échapper à ce moment là, parce que quelques minutes plus tard je me suis retrouvée à marcher dans la rue en tenant le bras de Jo.

 

A suivre...

 

(640 mots)

Par Fauve - Publié dans : Feuilleton
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 11:53

Fanny est une adolescente de 16 ans en terminale 3 dans une petite ville de la campagne française. Habituée à passer inaperçu auprès de ses camarades de classe depuis des années, elle décide de s'intégrer en acceptant une invitation anodine à partager un joint avec un groupe de garçons de sa classe. Les effets apparaissant assez rapidement, elle décide de rentrer, et Jo se propose pour la raccompagner.

 

Nous étions déjà arrivés à mi-chemin quand je lui ai dit que je pouvais rentrer chez moi toute seule. Il m'a regardé, j'étais un peu mal à l'aise. Défoncée oui, mais dans ces moments là, où on expérimente des états seconds, on aime pouvoir garder son intimité. J'avais vraiment envie qu'il me laisse finir la route seule. De toute façon il ne me restait un peu moins d'un kilomètre, je pouvais très bien marcher sans l'aide de quelqu'un, je n'étais pas si mal en point que ça. Il m'a demandé si j'étais sûre de moi, j'ai aquiescé, et il est parti dans la direction opposée à celle que je devais suivre. 


J'ai marché en regardant le sol pendant tout le reste du trajet, mis à part la seule fois ou j'ai du traverser la route. En arrivant devant la maison, j'ai vu Hugues qui attendait devant mon portail. Je suis restée quelques temps à l'arrêt, surprise de le voir là. Il faut dire que ma maison est assez loin du centre, et loin de la sienne aussi. Pourquoi s'est-il donné la peine de venir jusqu'à chez moi ? Il ne m'avait pas encore vu quand j'ai repris mon chemin. Je me suis donc dirigée vers lui. Il était en train d'écrire un sms, c'est surement pour ça qu'il ne m'a pas vue arriver. Je me suis plantée devant lui, tout sourire. Pas facile de contrôler ses émotions quand on est défoncé... Il m'a regardée dans les yeux, il savait obligatoirement que j'avais fumé, mais de voir mes yeux explosés l'a quand même surpris, je l'ai senti. Il m'a rendu mon sourire. Je fond quand je vois son large sourire et ses beaux yeux bleus. Je n'ai pas pu empêcher ma curiosité de parler pour moi.

- Qu'est-ce que tu fais là toi ?

- Je t'attends. Il a rangé son téléphone et il s'est avancé vers moi, les quelques mètres qui nous séparaient se sont alors transformés en quelques centimètres.

- Euh...

Je n'arrivais plus à bouger. Je n'avais jamais été aussi près de lui. Il sait pertinament qu'il me fait de l'effet depuis des années, j'en suis persuadée.

Il m'a pris la main. Le mieux dans ces moments là c'est de se taire. Mais moi, je suis incapable de me taire quand je suis mal à l'aise. Et là, ma main dans la sienne, lui si près de moi, j'avais de quoi être mal à l'aise. J'ai levé la tête, il mesure bien deux tête de plus que moi, du haut de mon mètre soixante-cinq, je ne suis pas très grande, et lui mesure un bon mètre quatre-vingt-dix.

- Qu'est-ce que tu fais ? Tu sais il est bientôt 18h, ma mère ne vas pas tarder, et je dois aller chez le médecin. Et là j'ai faim, j'ai soif, et j'ai très envie de m'allonger, en fait j'ai la tête qui tourne un peu...

C'est ce moment qu'il a choisi pour m'embrasser.

De surprise, j'ai reculé.

- Je croyais que je te plaisais...

Evidemment, sachant ça, c'est normal qu'il soit surpris de mon esquive.

- Euh... Oui tu me plais, mais je ne m'attendais pas à ça... Est-ce que tu es vraiment là ?

Il s'est mis à rire. Je l'ai imité, sans vraiment savoir si je vivais un rêve éveillé ou s'il avait bien posé ses lèvres sur les miennes quelques secondes plus tôt.

- Tu sais j'ai fumé un peu, et on me dit souvent qu'on trip dans ces cas là, alors je me demande si tu es vraiment là...

- Oui oui, je suis bien là, et au cas où tu en douterais encore, je viens bien de t'embrasser. Et j'ai très envie de recommencer.

J'ai délicatement retiré ma main de la sienne, et j'ai tourné les talons en direction de ma maison sans rien ajouter. Il devait me regarder partir parce que je ne l'ai pas du tout entendu bouger ni parler. Mais là j'avais vraiment besoin de rentrer et surtout de m'asseoir. C'était trop pour une seule journée.

 

En rentrant, je me suis ruée sur le réfrigérateur. Evidemment, rien de ce qu'il contenait ne me convenait. j'ai donc fouillé dans tous les tiroirs de la cuisine à la recherche d'un truc comestible. Au final, j'ai pris deux bananes et des gateaux aux céréales à l'origine prévus pour le petit déjeûner de ma soeur. J'ai une soeur, Camille, de 3 ans ma cadette. Nous nous entendons bien la plupart du temps. Dans toutes les fratries il y a des différents, personne ne peut affirmer ne s'être jamais disputé avec son frère ou sa soeur. Camille et moi sommes vraiment proches, par l'âge comme par les envies. Mais elle a le don de dépasser les limites de ma patience des fois, et pourtant je suis vraiment quelqu'un de patient... Je l'ai croisée, elle m'a regardé bizarrement, ou peut-être que c'était de la paranoïa, il parait que ça a cet effet là aussi l'herbe. Je lui ai à peine dit bonjour et me suis ruée vers ma chambre. J'ai apprécié mon lit plus que jamais, grignotant mes petits gateaux, et mes deux bananes. J'ai toujours une bouteille d'eau à proximité de mon lit, et là j'avais vraiment très soif, ma bouche était très pateuse. J'ai bu trois longues gorgées et je me suis allongée, fixant les nuages à travers la fenêtre. Et j'ai commencé à délirer. Dans le ciel je voyais des formes étranges, des personnages de dessin animé, Pinocchio, Dumbo, ...


Ma mère est arrivée quelques minutes plus tard (ou peut-être une heure plus tard je ne sais pas trop), je l'ai entendu, elle est montée et a frappé à ma porte. Elle n'a pas attendu ma réponse, est entrée et m'a demandé si j'étais prête.

 

A suivre...

 

(960 mots)

Par Fauve - Publié dans : Feuilleton
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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 12:15

Fanny a fumé un joint, elle est défoncée, Hugues, le mec qu'elle idolatre, l'a embrassé, elle est chamboulée par tout ces événements et ne sait plus trop quoi penser. Elle a un rendez-vous chez le médecin le soir même, et sa mère doit l'emmener.

 

En me voyant, elle a tout de suite compris.

 

J'avais un sourire tellement grand, les yeux rouges, la bouche pateuse, il lui a fallu juste un regard pour comprendre que j'étais défoncée. Elle s'est approchée de moi, avec un sourire aussi large que possible.

- Toi t'as fumé...

Je ne savais plus où me mettre. Et je ne comprenais pas son attitude. Une mère normale devrait me disputer...

- Euh... Oui...

- Ah ! Il était temps ! Je pensais que tu ne te déverguonderais jamais ! Avec ton père on espérait que tu essaierais au moins l'alcool, mais l'herbe c'est un bon début...

J'étais sciée. Ma mère m'incitait ouvertement à la consommation de produits illicites.

- Bon ma chérie, maintenant tu prends sur toi, tu te lèves et tu viens chez le médecin. On est un peu à la bourre là.

- Euh, d'accord...

 

Je me suis levée, je l'ai suivie dans la voiture. Elle avait toujours un grand sourire sur les lèvres.

Il m'a fallu beaucoup de self-control pour ne pas paraître trop défoncée devant le médecin. Le rendez-vous s'est plutôt bien passé. Il m'a prescrit une pillule qui réduit l'acné, et il m'a fait un certificat médical pour le sport.

 

En rentrant, je suis remontée direct dans ma chambre, sans manger, je me suis couchée et black-out.

 

Je me suis réveillée le lendemain en pleine forme. 

 

Mes parents m'attendaient dans la cuisine pour le petit déjeuner. Tous les deux arboraient un sourire radieux en me voyant.

- Alors ? Comment vas-tu ? Pas trop mal au crâne ?

- Non ça va...

- Alors c'est qu'elle était bonne ton herbe... Faudra que tu nous en ramènes un jour...

 

J'étais sidérée. Non seulement ils me poussaient à me pervertir, mais en plus ils voulaient m'accompagner dans ce chemin. Mais il y avait autre chose qui me préocupait. J'ai pris mon petit déjeûner avec mes parents, ils me racontaient comment eux avaient vécu leur première défonce et les souvenirs liés à leur jeunesse. Je les écoutaient d'une oreille, mais je pensais à Hugues. J'allais le voir au lycée et je ne savais toujours pas quelle attitude adopter avec lui. Est-ce que je devais l'éviter ou au contraire aller le voir directement... Difficile à dire...

J'ai laissé mes parents dans leur délire rétro, et je suis retournée me préparer dans ma chambre. Ma maison est de plain pied. La salle à manger et la cuisine sont une seule et même pièce. Il y a un salon pour la télévision, et quatre chambres. Mes parents ont une sorte de suite parentale, avec leur chambre et leur propre salle de bain. Ma soeur et moi nous partageons une salle de bain un peu plus grande avec baignoire et toilettes. Nous avons chacune une grande chambre de 20m². La quatrième chambre fait office de chambre d'amis avec un bureau et les deux ordinateurs de la maison. Nous avons un grand terrain et une piscine (pas chauffée mais c'est déjà pas mal). En tout, la maison fait 250m² au sol, et le terrain fait 2500m². Enfin tout ça c'est pour expliquer un peu où je vis. Ce qui est bien dans la campagne c'est qu'on peut facilement avoir une grande maison pour pas trop cher. Au moins là je ne peux pas me plaindre...

S'habiller pour la journée s'avéra plus compliqué que je ne le pensais. Il s'agissait de ne pas être trop vulgaire, mais pas non plus trop petit fille. Je décidais donc que c'était l'occasion idéale pour sortir les vêtements sexy que j'avais en stock. D'autant plus idéal que c'était une journée magnifique, le soleil brillait, le ciel bleu, la chaleur, tout se prêtait au jeu de la séduction. J'ai donc choisi de mettre un petit débardeur au dessus du nombril sans manche et une jupe un peu courte avec des tongs. En me regardant dans le miroir je me trouvais à tomber. Je suis allée au lycée à pieds. Aucune envie de subir plus longtemps les histoires de mes parents, et le vélo en jupe ça n'est pas recommandé.

 

Arrivée au lycée, tout le monde me regardait.

 

A suivre...


(685 mots)

Par Fauve - Publié dans : Feuilleton
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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 09:31

Fanny a fumé son premier joint, en rentrant chez elle, après unéchange passionné avec Hugues et une visite médicale de routine, ses parents lui conseille de continuer à fumer. Elle ne comprend pas leur réaction. Elle décide d'aller au lycée à pied, et pour l'occasion a revêtu ses plus beaux atours.

 

J'ai regardé le sol, je sentais mes joues rougir, je n'aime pas être le centre d'intérêt, je suis du genre profil bas, ou tapisserie... Et là, en même temps je me doutais un peu que j'allais être un peu regardée en m'habillant comme ça, mais pas autant... J'ai rejoins mes amis qui m'attendaient sous le préau de la grande cour.

 

Le lycée est un vieux bâtiment, il date probablement du siècle dernier, les murs sont énormes, mais les fenêtre toutes petites, il y a même certaines meurtrières à des endroits, ça fait un genre moyen-âge. L'intérieur n'est pas très reluisant, un jour il y a peut-être 50 ans de ça, ils ont décidé de refaire l'intérieur, mais ils ont surement dû bacler le travail, parce que les plafonds sont troués de partout, et puis en plus les murs sont blindés de graphitis, enfin ça donne un genre... Du coup l'entrée du bâtiment principale est vraiment jolie, mais dès qu'on entre un peu plus dans les salles, on se rend compte des condidtions de travail, notre lycée est tout pourri, il tombe en miette, et la direction rechigne à faire des travaux de rénovation, préférant payer des vacances au proviseur... Je le sais bien, j'étais déléguée des élèves en seconde, et j'ai assisté à plusieurs conseil d'administration, le budget je l'ai vu, il est plein de blancs.

 

John et Alizée m'attendaient. Comme chaque matins, ils étaient arrivés depuis un bon quart d'heure avec leur car. Les enfants des villages voisins situés jusqu'à 20 kilomètres de notre petite ville doivent prendre le car pour aller à l'école ici. Les cars arrivent parfois une heure avant le début des cours, parfois dix minutes, certains sont en retard lors d'intempéries, des fois certains ne passent pas, pour la plus grande joie des plus jeunes qui adorent manquer l'école.

 

J'ai foncé droit vers eux, ils m'ont tout de suite posé un tas de questions. Je les ai direct stoppé, je n'avais pas trop envie de parler de tout ça dans la cours, à côté de tous les autres qui mourraient d'envie de connaitre les dernières rumeurs de la ville. Dans les campagnes voisines, il ne se passe pas grand chose, alors ceux qui en viennent se nourrissent exclusivement des histoires croustillantes de la plus grande ville la plus proche, en l'occurence celle où j'habite. Et pour le coup, la veille avait été pleine de rebondissements. On devient très vite une star quand on habite en ville dans le coin. Je leur ai proposé d'aller boire un café au bar qui se trouve à côté du lycée après le déjeûner pour être plus tranquilles.

 

J'ai passé une matinée tout ce qu'il y a de plus normal mis à part les chuchottement que j'entendais à droite et à gauche de moi en cours ou dès que je sortais. Mais je ne me suis pas du tout intéressée à ce qu'ils disaient, j'avais trop de choses dans la tête pour que ça me touche. A midi, j'ai déjeûné avec des collègues, puis j'ai retrouvé Alizée et John au bar. Je dis bar mais c'est un café, ils ne servent pas d'alcool, de toute façon un débit de boissons près du lycée c'est interdit, et le café est à 10 mètres du mur de la salle de physique, à moins de 500 mètres de l'entrée principale du bahut. Il n'y avait personne dans la salle du bas, personne à part le gérant qui est un ami depuis qu'on vient chez lui tous les midis depuis la seconde. C'est simple, Bob connait toutes les histoires du lycée, il est au courant de tous les ragots, si tu veux savoir un truc c'est lui qu'il faut aller voir, il sait où sont les gens, ce qu'ils font quand et avec qui. Le plus flippant c'est qu'il sait pour les autres mais il sait pour nous aussi, et nous savons très bien que nous ne sommes pas les seuls à lui demander des renseignements. Du coup, on a appris à se méfier de lui, et on ne lui dit pas tout ce qu'on fait. Mais là de toute façon il y avait urgence, et puis de toute façon il fallait mettre à terme les rumeurs, et Bob serait alors le mieux placé pour rétablir la vérité auprès des autres groupes du bahut.

 

Le bar n'est pas très grand, il y a une salle en bas, et deux petites salles en haut, il y a un billard et un baby-foot, et aussi un flipper, mais personne n'y joue. Il y a aussi un ordinateur avec accès à Internet, mais c'est payant, on prend des ordinateurs portables le plus souvent parce qu'on capte le wifi du bahut et il est gratuit pour les lycéens, ils nous donnent un code personnel d'accès qu'on ne doit pas donner aux autres, mais tout le monde le fait, de toute façon ils sont incapables de trouver ceux qui téléchargent... Pour surveiller les deux salles du haut, Bob a une caméra fixée au dessus des portes de chacune des salles. Dès qu'on rentre dans son bar on se rue dessus pour savoir qui est en haut, je ne sais pas pourquoi mais c'est automatique, peut-être que c'est au cas où un acteur célèbre se serait perdu dans notre trou... Etrangement, aujourd'hui personne n'a regardé, on aurait peut-être dû. Bob s'est bien gardé de nous dire qui était en haut, il n'était pas encore au courant de tout et avait la facheuse manie de ne pas se méler de nos histoires tout en gardant un oeil sur nous.

 

Alizée et John se sont assis en face de moi, j'étais sur le banc des accusés.

- Bon, on a attendu toute la matinée, maintenant tu nous dis, il s'est passé quoi après les cours hier ?

Jai levé les yeux vers Alizée, elle avait attendu tellement longtemps qu'elle m'aurait torturée pour que j'avoue n'aurait rien changé à la façon dont elle me demandait de lui raconter.

- Hier soir j'ai fumé un joint avec les mecs de ma classe.

- Et c'est tout ?

- Arrête John, c'est déjà pas mal, on sait que tu fumes tous les jours mais Fanny tu sais bien que c'était la première fois qu'elle y touchait.

- Ouais bon ok, et c'était comment ?

- Bah franchement c'était bizarre... J'ai trouvé ça assez bien, les sensations sont pas mal, et j'aimerais bien recommencer, mais il s'est passé autre chose après, et je ne sais pas trop quoi en penser...

- Quoi ? Il s'est passé quoi ?

- Bah en rentrant, j'ai trouvé Hugues qui m'attendait devant chez moi et...

- Quoi ?

Alizée avait crié. Ca m'a surpris. Je m'attendais à ce qu'elle me laisse finir, mais elle avait l'air tout sauf contente pour moi, en fait je voyais naitre l'affolement sur son visage.

- Quoi, qu'est-ce que j'ai fait ?

- Toi tu n'as rien fait, c'est ce connard d'Hugues qui a fait quelque chose de pourri, c'est bien trop tôt.

Elle s'est tournée vers John, cherchant une réaction de sa part. Je ne l'avais pas encore regardé depuis ma révélation, son visage trahissait une indicible peur. Alizée à semblé résigné quand elle m'a demandé de lui raconter la suite, ce que je me suis empressée de faire quand j'ai compris qu'il se passait un truc pas cool. John n'a jamais montré le moindre signe de faiblesse depuis que je le connais, et je le connais bien pour le voir tous les jours de la semaine et du week end. Auncun animal ou insecte ne lui fait peur, il n'a pas peur du vide, il n'a pas peur de la mort, il fait les 400 coups dès qu'il le peut, ce mec est un casse-cou, il est très fier et n'a peur de rien, et c'est ce qui me plait chez lui, il me donne confiance en moi. Pourquoi ma rencontre avec Hugues lui avait-elle fait cet effet là ? Qu'est-ce qui pouvait lui faire aussi peur ?


A suivre...

Désolée pour les fautes, je n'ai pas relu, trop la flemme comme d'habitude...

(1334 mots)

Par Fauve - Publié dans : Feuilleton
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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 10:32

Fanny raconte à Alizée et John, ses deux meilleurs amis, ce qu'elle a fait la veille, quand elle parle de sa rencontre avec Hugues, la réaction de ses amis est très étrange.

 

Soudain des bruit se firent entendre dans l'escalier qui mènent aux salles d'en haut. Alizée et moi avons tout de suite reconnu la voix d'Hugues parmi les bruits de pas et les conversations. John m'a fixé, il était blême, je n'osais pas me moquer de lui, parce que voir la peur sur son visage c'était vraiment affolant. Alizée m'a intimée de ne rien dire, de baisser les yeux, et de ne plus respirer. Etonnée je me suis exécutée. Tous les deux avaient également retenu leur respiration. Hugues est passé devant nous sans nous voir puis il est sorti avec ses collègues.

 

Alizée m’a regardée fixement toujours en retenant sa respiration pendant quelques secondes, je suis sûre que j’étais toute rouge à force, quand ils ont enfin recommencé à respirer, j’ai explosé.


- Non mais c’est quoi ce bordel ? Ce mec je le vois tous les jours depuis des années, j’en suis dingue et vous le savez, et là sous prétexte qu’il vous rend tous les deux bizarres je dois arrêter de respirer, et me cacher quand il peut me voir et me faire des avances. Vous savez je crois qu’il est temps que vous me donniez des explications, je veux tout savoir, je veux savoir ce qui se passe.

 

Alizée se calma et souffla un bon coup avant d’entamer ce que je savais être un long monologue.

 

- Bon ma belle je vais t’expliquer. Hugues veut te tuer.

Je l’ai regardée, les yeux écarquillés. Pourquoi un lycéen aussi mignon qu’Hugues voudrait ma mort ? C’est quoi encore cette histoire ?

 

- Vous voulez me faire marcher ? Bien essayé.

 

- Non pas du tout Fanny, Hugues c’est l’incarnation du mal. Nous avons tout fait pour que jamais personne ne puisse te voir telle que tu es, nous t’avons cachée pour que tu poursuives l’apprentissage de la vie jusqu’à ce que ce jour arrive, nous devions faire en sorte de t’apprendre un maximum de choses tout en te surveillant et te soustrayant à un sortilège d’invisibilité. Jamais tu ne pourrais séduire un homme, jamais il ne se rendrait compte de ta présence et si c’était le cas, il ne devait pas se rendre compte de ton charme.

 

- Bon ça va là, je sais que je ne suis pas jolie, mais ce n’est pas très sympa tout ce que vous me dite.  Je ne plais pas aux mecs parce que je ne suis pas très mignonne, et ils me l’ont déjà fait comprendre. Et ton histoire de sortilège c’est n’importe quoi. La magie ça n’existe pas !

 

- Tu m’écoutes ? Je peux finir ? Bon. Tu as du charme, en fait tu as été conçue pour être la personne la plus attirante possible, tout comme Hugues. Hier, nous avons eu la preuve qu’Hugues s’était réveillé, il a tenté de te séduire. A partir de maintenant il va falloir tout faire pour le fuir, et pour effectuer ta quête avant lui. Je suis désolée je ne peux rien te dire sur cette quête pour l’instant, ce sera à toi de le découvrir, cette découverte fait partie de la quête. Tout ce que je peux te dire c’est qu’Hugues est l’ennemi, qu’il faut tout faire pour l’éviter et arriver avant lui à tes fins.

 

- Mais qui tu es toi ? Comment tu sais tout ça ?

 

- Je ne m’appelle pas vraiment Alizée, et John ne s’appelle pas vraiment John. En fait il s’appelle Péric. Il a un don, il détecte le danger, le danger réel, il anticipe les situations avant de les affronter, et quand il sait qu’elles peuvent être trop dangereuses, il les évite. C’est pour ça que cet imbécile est casse cou. Il passe son temps à faire le con parce qu’il sait qu’il ne lui arrivera rien, il sait comment descendre une montagne sur un snow sans tomber, il sait à l’avance où passer. Le problème c’est qu’il attire un peu trop l’attention avec ses conneries.

 

- Ah ok, vous êtes des super héros, vous avez des pouvoirs et tout, toi je suis sûre que ton pouvoir c’est de tout savoir.

 

Depuis notre rencontre, je savais qu’Alizée, ou peu importe son nom, était surdouée, elle avait toujours les meilleures notes de la classe, et elle essayait toujours de m’aider à avoir la moyenne, mais elle avait beaucoup de mal, je suis irrécupérable, moche et nulle en cours.

 

- En fait tu peux m’appeler Coco. Mon vrai nom c’est Colere…

 

- Ah c’est pour ça que tu fais la gueule souvent ?

 

- Non ! Ca signifie cultiver. Si tu avais suivi des cours de latin tu saurais tout ça ma grande… Cela dit, oui je sais beaucoup de choses, pour ne pas dire tout, le monde n’a presque plus aucun secret pour moi.

 

- Bon admettons, vous avez des noms bizarres, j’ai une quête, je dois fuir celui que j’aime depuis toujours… Est-ce que j’ai un super pouvoir aussi ? Et mon nom c’est Fanny ou ça aussi c’est faux ? En fait là je crois que je vais péter un câble donc si ça ne vous ennuie pas, heu… Péric c’est ça ? et Coco, je vais aller prendre l’air, et je ne veux plus que vous m’adressiez la parole. Je vous ai fait confiance toutes ces années, et en fait vous m’avez bien fait rire, mais là vous me faites un peu peur, parce que vous avez l’air vraiment sûrs de vous. Et puis si c’était le cas, je pense que vous ne m’auriez pas dit tout ça devant Bob.

 

C’est ce moment là que Bob a choisi pour se rapprocher de nous.

 

- Bon ça y est elle est au courant ?

 

Là j’ai vraiment eu peur. Lui aussi il était dans le coup ? C’est quoi ce bordel, ils me font une putain de grosse farce ? Me voyant paniquer, Alizée tenta de me rassurer.

 

- Fanny voici Missus, c’est notre messager. Il nous transmet des nouvelles de notre monde.

 

J’avais vraiment besoin de prendre l’air, je suis sortie en courant, et sans réfléchir à la route que je prenais, je suis rentrée chez moi.

 

A suivre...

1023 mots

 

Par Fauve - Publié dans : Feuilleton
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