Fanny a fumé son premier joint, en rentrant chez elle, après unéchange passionné avec Hugues et une visite
médicale de routine, ses parents lui conseille de continuer à fumer. Elle ne comprend pas leur réaction. Elle décide d'aller au lycée à pied, et pour l'occasion a revêtu ses plus beaux
atours.
J'ai regardé le sol, je sentais mes joues rougir, je n'aime pas être le centre d'intérêt, je suis du genre profil
bas, ou tapisserie... Et là, en même temps je me doutais un peu que j'allais être un peu regardée en m'habillant comme ça, mais pas autant... J'ai rejoins mes amis qui m'attendaient sous le préau
de la grande cour.
Le lycée est un vieux bâtiment, il date probablement du siècle dernier, les murs sont énormes, mais les fenêtre
toutes petites, il y a même certaines meurtrières à des endroits, ça fait un genre moyen-âge. L'intérieur n'est pas très reluisant, un jour il y a peut-être 50 ans de ça, ils ont décidé de
refaire l'intérieur, mais ils ont surement dû bacler le travail, parce que les plafonds sont troués de partout, et puis en plus les murs sont blindés de graphitis, enfin ça donne un genre... Du
coup l'entrée du bâtiment principale est vraiment jolie, mais dès qu'on entre un peu plus dans les salles, on se rend compte des condidtions de travail, notre lycée est tout pourri, il tombe en
miette, et la direction rechigne à faire des travaux de rénovation, préférant payer des vacances au proviseur... Je le sais bien, j'étais déléguée des élèves en seconde, et j'ai assisté à
plusieurs conseil d'administration, le budget je l'ai vu, il est plein de blancs.
John et Alizée m'attendaient. Comme chaque matins, ils étaient arrivés depuis un bon quart d'heure avec leur car.
Les enfants des villages voisins situés jusqu'à 20 kilomètres de notre petite ville doivent prendre le car pour aller à l'école ici. Les cars arrivent parfois une heure avant le début des cours,
parfois dix minutes, certains sont en retard lors d'intempéries, des fois certains ne passent pas, pour la plus grande joie des plus jeunes qui adorent manquer l'école.
J'ai foncé droit vers eux, ils m'ont tout de suite posé un tas de questions. Je les ai direct stoppé, je n'avais
pas trop envie de parler de tout ça dans la cours, à côté de tous les autres qui mourraient d'envie de connaitre les dernières rumeurs de la ville. Dans les campagnes voisines, il ne se passe pas
grand chose, alors ceux qui en viennent se nourrissent exclusivement des histoires croustillantes de la plus grande ville la plus proche, en l'occurence celle où j'habite. Et pour le coup, la
veille avait été pleine de rebondissements. On devient très vite une star quand on habite en ville dans le coin. Je leur ai proposé d'aller boire un café au bar qui se trouve à côté du lycée
après le déjeûner pour être plus tranquilles.
J'ai passé une matinée tout ce qu'il y a de plus normal mis à part les chuchottement que j'entendais à droite et à
gauche de moi en cours ou dès que je sortais. Mais je ne me suis pas du tout intéressée à ce qu'ils disaient, j'avais trop de choses dans la tête pour que ça me touche. A midi, j'ai déjeûné avec
des collègues, puis j'ai retrouvé Alizée et John au bar. Je dis bar mais c'est un café, ils ne servent pas d'alcool, de toute façon un débit de boissons près du lycée c'est interdit, et le café
est à 10 mètres du mur de la salle de physique, à moins de 500 mètres de l'entrée principale du bahut. Il n'y avait personne dans la salle du bas, personne à part le gérant qui est un ami depuis
qu'on vient chez lui tous les midis depuis la seconde. C'est simple, Bob connait toutes les histoires du lycée, il est au courant de tous les ragots, si tu veux savoir un truc c'est lui qu'il
faut aller voir, il sait où sont les gens, ce qu'ils font quand et avec qui. Le plus flippant c'est qu'il sait pour les autres mais il sait pour nous aussi, et nous savons très bien que nous ne
sommes pas les seuls à lui demander des renseignements. Du coup, on a appris à se méfier de lui, et on ne lui dit pas tout ce qu'on fait. Mais là de toute façon il y avait urgence, et puis de
toute façon il fallait mettre à terme les rumeurs, et Bob serait alors le mieux placé pour rétablir la vérité auprès des autres groupes du bahut.
Le bar n'est pas très grand, il y a une salle en bas, et deux petites salles en haut, il y a un billard et un
baby-foot, et aussi un flipper, mais personne n'y joue. Il y a aussi un ordinateur avec accès à Internet, mais c'est payant, on prend des ordinateurs portables le plus souvent parce qu'on capte
le wifi du bahut et il est gratuit pour les lycéens, ils nous donnent un code personnel d'accès qu'on ne doit pas donner aux autres, mais tout le monde le fait, de toute façon ils sont incapables
de trouver ceux qui téléchargent... Pour surveiller les deux salles du haut, Bob a une caméra fixée au dessus des portes de chacune des salles. Dès qu'on rentre dans son bar on se rue dessus pour
savoir qui est en haut, je ne sais pas pourquoi mais c'est automatique, peut-être que c'est au cas où un acteur célèbre se serait perdu dans notre trou... Etrangement, aujourd'hui personne n'a
regardé, on aurait peut-être dû. Bob s'est bien gardé de nous dire qui était en haut, il n'était pas encore au courant de tout et avait la facheuse manie de ne pas se méler de nos histoires tout
en gardant un oeil sur nous.
Alizée et John se sont assis en face de moi, j'étais sur le banc des accusés.
- Bon, on a attendu toute la matinée, maintenant tu nous dis, il s'est passé quoi après les cours hier
?
Jai levé les yeux vers Alizée, elle avait attendu tellement longtemps qu'elle m'aurait torturée pour que j'avoue
n'aurait rien changé à la façon dont elle me demandait de lui raconter.
- Hier soir j'ai fumé un joint avec les mecs de ma classe.
- Et c'est tout ?
- Arrête John, c'est déjà pas mal, on sait que tu fumes tous les jours mais Fanny tu sais bien que c'était la
première fois qu'elle y touchait.
- Ouais bon ok, et c'était comment ?
- Bah franchement c'était bizarre... J'ai trouvé ça assez bien, les sensations sont pas mal, et j'aimerais bien
recommencer, mais il s'est passé autre chose après, et je ne sais pas trop quoi en penser...
- Quoi ? Il s'est passé quoi ?
- Bah en rentrant, j'ai trouvé Hugues qui m'attendait devant chez moi et...
- Quoi ?
Alizée avait crié. Ca m'a surpris. Je m'attendais à ce qu'elle me laisse finir, mais elle avait l'air tout sauf
contente pour moi, en fait je voyais naitre l'affolement sur son visage.
- Quoi, qu'est-ce que j'ai fait ?
- Toi tu n'as rien fait, c'est ce connard d'Hugues qui a fait quelque chose de pourri, c'est bien trop
tôt.
Elle s'est tournée vers John, cherchant une réaction de sa part. Je ne l'avais pas encore regardé depuis ma
révélation, son visage trahissait une indicible peur. Alizée à semblé résigné quand elle m'a demandé de lui raconter la suite, ce que je me suis empressée de faire quand j'ai compris qu'il se
passait un truc pas cool. John n'a jamais montré le moindre signe de faiblesse depuis que je le connais, et je le connais bien pour le voir tous les jours de la semaine et du week end. Auncun
animal ou insecte ne lui fait peur, il n'a pas peur du vide, il n'a pas peur de la mort, il fait les 400 coups dès qu'il le peut, ce mec est un casse-cou, il est très fier et n'a peur de rien, et
c'est ce qui me plait chez lui, il me donne confiance en moi. Pourquoi ma rencontre avec Hugues lui avait-elle fait cet effet là ? Qu'est-ce qui pouvait lui faire aussi peur ?
A suivre...
Désolée pour les fautes, je n'ai pas relu, trop la flemme comme d'habitude...
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