C’est comme ci tout m’amenait à la seule et unique conclusion, aussi inévitable que la fatalité du destin.
Je suis destinée à rester frustrée jusqu’à ce que je trouve l’homme de ma vie. Je dois me préserver avant qu’il me tombe dessus. Je sais qu’un jour je le rencontrerai et que tout se passera comme sur des roulettes, il saura me faire l’amour et n’ira pas me mettre des doigts comme l’autre sauvage cette nuit. En même temps il embrasse comme un dieu, il sent l’homme et il a un bon doigté, mais merde chéri, je ne suis pas comme ta copine moi, j’aime bien être gâtée au premier rencard ! J’espère qu’une prochaine tentative se profilera plus tard, en attendant, ça fait 4 flirts, dont un un peu chaud puisque sexuel (merde, je veux qu’on me baise pour de vrai ! Y’a pas de mal à ça !). Y’a pas de mal à se faire du bien comme on dit.
4 flirts mais pas un seul vrai, pas de sexe dans le sens pur et dur du terme, pas de pénétration quoi ! Je veux être remboursée ! Je veux qu’on me prenne et pas un seul n’a su s’y prendre comme il faut.
Quand à Yvon, mon autre « rencard », ce mec est la gentillesse incarnée, il est mignon, il a son petit charme, malheureusement il a ce je-ne-sais-quoi qui me fait penser à un Brutus ou un Mitch, un Jérémy ou même à la rigueur un peu à un Maxime. Il est assez lourd, d’une part, mais il est ce genre de mec comme les potes de Maxime, le genre hippie hard rock métaleux, qui passe son temps à fumer, écouter Tryo et Metallica et accroche des posters de femmes à poil et de films nazes, les femmes manga à poil ou presque, celles qu’on ne voit que chez ces mecs qui aiment les piercing et les jeux vidéos. Tue l’amour à souhait. Je ne pourrai pas sortir avec ce genre de mec. Je n’accroche plus de poster sur mes murs, je n’accroche plus rien, à part deux malheureuses punaises qui se battent en duel sur un emploi du temps vieux de deux mois, il n’y a plus la moindre trace de trou ni de patte à fixe sur mes murs. Est-ce une évolution que de ne plus vouloir tapisser mes murs de ces horribles affiches de films pourris que j’aimais montrer à chaque nouvel arrivant dans mon antre ? Est-ce que j’ai grandi ? Mûrit ? Je ne sais pas, je sais juste qu’un mec comme Yvon n’a pas encore assez mûrit et que sa lourdeur m’empêche de l’y mener.