Vivez mon quotidien, mes coups de gueule de tous les jours.
Je n'ai pas arrêté de penser à lui toute la matinée.
Ce matin je suis allée en cours, et je n'ai pas arrêté de me demander qui était cette fille avec qui il voulait sortir, je ne sais pas pourquoi je suis persuadée que je la connais. Il a beau me dire le contraire je ne le crois pas.
Hier je suis allée dans un bar en ville avec Coline et Alexandre. On a bu un verre, et on s'est mis d'accord pour sortir ce soir dans une soirée rencontre organisée par la fac de sciences. Je ne sais pas trop pourquoi mais je pense que je vais y aller. Je sais que je ne trouverai pas "l'ame soeur" dans ce genre de soirée mais bon, si Alexandre veut y aller, et surtout s'il veut m'y trainer, on peut toujours tenter...
J'y pense sans arrêt à cette fille, cette fille si mystérieuse qui lui fait chavirer le coeur. Peut-être qu'il a dit ça seulement pour me faire chier, ou pour me faire le lacher. Et moi comme une conne je lui ai dit que je l'aimais encore... Et à son cousin aussi, je lui ai dit que j'aimais encore cet imbécile, ce connard, ce briseur de coeur.
Comment peut-on aimer quelqu'un qui nous a brisé le coeur aussi passionément que ça ? Et pourquoi ? Pourquoi je n'arrive pas à me le sortir de la tête ? Toute la matinée, et toute la nuit, et la journée d'hier, et la nuit précédente, j'en ai même fait un cauchemard, j'ai pensé à lui tout le temps, je me suis demandé pendant tout ce temps qui était cette fille, cette salope, celle pour qui il est parti... Non, il n'est pas parti pour elle, mais il en est tombé amoureux, c'est pour ça qu'il ne m'aime plus, il en aime une autre.
Moi je veux être aimée, je veux qu'on m'aime, je veux qu'un homme me prenne dans ses bras et me dise au creux de l'oreille qu'il m'aime plus que tout, qu'il veut passer sa vie avec moi. Je ne supporte plus de penser à lui, chaque seconde loin de lui est une souffrance intolérable. Et pourtant, je sais que dans le fond tout l'amour que j'ai pu éprouver à son égard s'estompe. Je pense que tout ça va finir dans la fond d'un tiroir, et qu'un jour j'en reparlerai en riant, ou quand je le reverrai, dans longtemps, qu'il sera devenu gros, moche et surtout très con, je me dirai "heureusement ma belle, t'as pas fait l'erreur de rester amoureuse de cette loque !". Mais le temps, le temps passe si lentement, on dit qu'avec le temps tout s'en va, mais le temps c'est long, c'est si long quand on veut qu'il passe vite, et si court quand il veut qu'il s'arrête...
Arrêter de penser à lui. Et arrêter de vouloir à tout prix revoir Hubert C. En plus Alexandre m'a dit qu'il l'avait vu hier à la terrasse du café en bas de chez lui, avec une fille... Je sais bien que je ne revivrai jamais rien avec lui, mais je me fais quand même des plans, comme toutes les filles, je me dit que mon premier amour, celui qui m'a dépucelée, celui sur lequel j'ai fantasmé durant des nuits entière, celui là je vais le revoir, c'est inévitable, c'est le destin, et quand je le reverrai, comme ça par hasard dans la rue, il me dira bonjour, et il ne pourra plus se passer de moi, il prendra mon numéro de téléphone, il m'appelera le soir même pour me demander de mes nouvelles, il m'invitera à boire un verre, un café, ou à manger au restaurant, et on finira dans son lit, et ce sera une vraie histoire d'amour, et pas que de la baise... Je rêve, comme une jeune adolescente, j'en suis pas loin de toutes façons de l'adolescence, j'y suis même encore, un peu.
De toutes façons, notre premier coup est toujours censé réapparaitre un jour ou l'autre dans notre vie, peut-être que ce n'est pas encore le moment, peut-être qu'il ne faut pas l'attendre, mais il revient toujours, et si ça marche, c'est mille fois mieux que le première des premières fois. Enfin ça je ne sais pas, j'espère juste très fort... On verra si ça arrive un jour... C'était peut-être sa soeur avec lui au café...