Fauve, ou comment tout foutre en l'air en une leçon...
J'ai eu Maxime sur Internet la semaine dernière, samedi il me semble. Nous avons discuté, j'étais fatiguée, et de mauvaise humeur, et lui avait un je ne sais quoi d'irritant dans ses écrits. Nous avons donc discuté, et nous nous sommes pris la tête à cause d'un quiproquo. Je lui ai posé une question à propos de mon voyage à M**, lui pensait que je lui parlais de notre couple, qui soit dit en passant n'existe plus depuis plus de 8 mois maintenant. Il s'est énervé, et m'a ressorti cette phrase que je hais tant "vis ta vie, suis ta route, je suis la mienne et c'est bien comme ça..." Je l'ai détesté sur le coup, j'ai pleuré, il s'est déconnecté, je lui ai envoyé un sms, je l'ai appelé, il m'a dit que je le saoulais, qu'il en avait marre, et que le mieux pour nous deux c'était que nous ne nous revoyions plus, j'ai pleuré encore plus, et puis j'ai éclaté en sanglots, et j'ai raccroché, mes larmes coulaient le long de me joues, mes yeux se sont gonflés, et la fatigue n'a rien arrangé. Et puis ma mère est entrée dans ma chambre, me voyant dans cet état pitoyable elle s'est demandée ce qui m'arrivait, je lui ai expliqué, tout en pleurant, elle a essayé de me calmer, mais je me suis calmée toute seule. En fait, j'ai relativisé, lui et moi ne sommes pas ensemble, nous ne sortons pas ensemble, je sais très bien déjà qu'il ne m'aime plus, qu'il ne m'aime pas. Je sais que plus rien n'est possible entre lui et moi. Alors pourquoi ? Pourquoi me suis-je mise à pleurer ? Puisque je le savais déjà que nous en arriverions là ! Tout ce que je voulais c'est que notre situation soit claire. Elle est claire dorénavant. Lui et moi ne sommes pas ensemble, nous ne sortons pas ensemble, nous ne couchons plus ensemble, et même si j'ai terriblement envie de lui, tout ça c'est fini, et c'est aussi bien comme ça. Il ne me mérite pas, il n'a pas le droit de me faire souffrir. Il est pessimiste, ma mère à raison, il est bon à rien, ma tante a raison aussi, il n'a pas d'ambition, ils le savent tous, ils me l'ont tous dit, il ne fera que me faire couler, c'est un boulet, j'ai besoin de quelqu'un de positif, de quelqu'un qui me pousse à réaliser mes rêves, de quelqu'un qui croit en moi, et qui soit derrière moi quoi que je fasse, pas d'un mec comme Maxime. Et puis je sais que tout ça c'est pour que je réussisse à l'oublier, je ne pense pas une seule seconde qu'il soit inutile, qu'il soit si nul que ça, mais si c'est le seul moyen pour ne plus l'aimer alors je n'ai pas vraiment le choix. Croire qu'il ne me mérite pas me fera sans doute l'oublier. Il veut que nous en parlions, que nous nous parlions de tout ça, mais je n'ai pas envie d'aborder le sujet, j'ai suffisement été humiliée comme ça, j'ai suffisement souffert, je suis trop détruite pour pouvoir en parler avec lui. Il a détruit tout, il m'a rendue tellement triste, il m'a déçue, je ne sais pas si j'aimerai encore un jour, il a abusé de mon amour, de ma confiance, il me fait douter de moi, et des autres. Il me fait douter des mecs, de l'amour qu'ils me porteraient, de tout ce qui pourrait se passer de bien. Je l'aime encore, je l'aime tellement. Il m'a dit qu'il ne voulait pas de mon amour, qu'il voulait une amoureuse, mais que ce ne soit pas moi. Ca m'a détruite encore plus. C'est la goutte d'eau. Je ne comprend pas comment on peut refuser l'amour de quelqu'un... Et je ne comprend pas pourquoi il refuse que je l'aime...
Tout ça pour dire que je l'aime encore, et que tout est fini.
J'aimerai qu'il revienne. Il me manque.
Je suis allée en vacances à M**, je suis partie dimanche midi comme convenu, et arrivée dimanche soir, chez Véro. Sauf qu'elle n'y était pas. J'ai paniqué, je l'ai appelé trois fois, elle n'arrivait toujours pas, au bout d'une heure à attendre toute seule dans une rue étroite et peu fréquentée de cette ville, j'ai commencé à flipper. J'ai donc appelé Maxime, pour qu'il me rassure, je ne savais pas trop qui d'autre que lui aurait pu me dépanner si Véro ne venait pas. Au final, le mec de Véro a fini par arriver, nous sommes rentrés dans l'appartement de Véro sans elle, puisqu'elle nous attendait chez un autre mec à perpette... Entre temps je suis allée à l'épicerie chercher une bouteille de muscat pour la soirée qui s'avèrerait être longue contre mon grès. Nous sommes donc rentrés, et il m'a demandé si nous allions goûter cette bouteille. J'ai dit oui. Nous avons bu toute la bouteille tous les deux en deux heures, et Véro qui nous attendait pendant tout ce temps, faisait une tronche de six pieds de long en nous voyant arriver. Elle pleurait, et s'est posé mille et une questions sur ce que nous faisions pendant tout ce temps tous les deux chez elle. La semaine commençait bien... Nous sommes allés la rejoindre donc, au milieu de la nuit, vers 23 heures. Maxime m'a proposé de le retrouver le lendemain en ville au magasin de son patron pour aller boire un verre, vers onze heure le matin, sauf que bien bourrée, je me suis endormie puis réveillé à 5h du mat, j'ai bu à nouveau, puis recouchée, et réveillée à midi par un appel de Maxime qui me dit qu'il s'en va, que c'est trop tard pour se voir et qui se demande pourquoi je ne suis pas chez Véro, qui pense que j'ai couché avec mon hôte, alors que merde, je ne suis pas non plus une putain qui baise avec le premier venu, il commence à douter de moi... Oui nous allons en parler oui, et je ne sais pas ce qui va en ressortir, mais je crois que ce ne sera rien de bon.
Lundi, plage l'après-midi, le soir Véro est invitée à une soirée grillade chez un de ses potes pour inaugurer son nouvel écran de un mètre vingt. Je l'accompagne. Je n'avais pas envie de passer la soirée devant un écran géant. Et j'ai tout fait foirer. Je devais rencontrer les amis de Véro et faire bonne impression, mais moi perso, l'île de la tentation ça me gave, et la vengeance dans la peau, bin je l'ai vu en venant à M** dans le train déjà, et c'était la troisième fois que je le voyais, et aussi, les jeux vidéos, c'est pas du tout mon truc, mais alors pas du tout.
Du coup, quand j'ai vu que la soirée allait se dérouler de cette manière, avec jeux vidéos, émissions de télé pourries et film que je connais déjà par coeur, non, j'ai décidé que non, je ne ferai aucun effort pour passer une bonne soirée. La première fois que je les rencontre ils veulent se faire un trip soirée télé. Heu, non quoi ! Donc soirée pourrie, qui aurait pu bien se passer si j'y avais mis un peu plus du mien, mais que j'ai choisi de flinguer par ma mauvaise humeur. En plus j'avais bu et fumé, donc ça n'arrangeait rien. J'étais archi crevée, je suis rentrée. Toute seule. Ca les a gavés, ils ont interprété mon attitude, ils ont cru que je les trouvais tous cons, et en fait c'est quand j'ai appris qu'ils pensaient ça que je les ai trouvé cons.
Mardi, je suis restée avec Véro chez elle, farniente toute la journée. Je voulais rentrer déjà mardi, parce que je me faisais chier. Mais finalement, le train partait déjà quand je me préparais à partir. Du coup, mardi soir repos, et mercredi, donc hier maintenant, je me suis décidée plus tôt à quitter l'enfer de M**. Je n'ai pas prévenu Maxime. Il faut dire que ça fait depuis lundi matin que je n'ai pas de nouvelle. Alors merde, il se démerde. S'il ne veut pas me voir finalement, qu'il se démerde. Qu'il vive sa vie, et que je vive la mienne, c'est ce qu'il me faut. Merde.