En fait, ça va mieux...
Je pense encore à lui, oui, tout le temps, mais je me fais une raison au fur et à mesure du temps. Il ne reviendra pas, et j'ai une vie à vivre. Voilà.
Alors je vis, tant bien que mal, même si la lame est passée très près de mes veines mercredi dernier, il faut que je vive. Peut-être que ça en vaut la peine finalement. Peut-être que ça ferait souffrir du monde si je quittais ma vie, peut-être que je devrais réfléchir mieux avant de faire quelque chose d'irrémédiable, il est temps que je me reprenne en main. Mais je sais que je risque de rechuter.
Aujourd'hui, je suis allée me baigner chez un ami, et sur la route, j'ai croisé Baptiste, en voiture. Je ne m'attendais pas du tout à le voir, ce n'était même pas chez lui, c'était loin de chez lui, et il ne m'a pas vue, mais moi je l'ai vu, et je sais que je l'aime encore. Le voir ne me fait pas tant de bien que ça au final. Je devrais peut-être renoncer à l'idée de le revoir. Peut-être qu'il me faut encore du temps, peut-être qu'il faut encore laisser passer quelques mois, quelques années, avant que je me remette de ce qu'il m'a fait subir. Finalement, je ne sais pas si l'idée de le voir à son retour chez lui lundi est une bonne idée. Je devrais peut-être attendre encore un peu. Je ne sais pas. Il ne m'appelle pas, il ne pense pas à moi, il s'en fout, il m'ignore. Et quand je l'appelle, j'ai beau être adorable avec lui au téléphone, il m'engueule. Je ne sais pas ce que je lui ai fait pour qu'il m'engueule aujourd'hui, mais il n'y a aucune raison.
Non je pense que je devrais attendre encore un peu.
Le 11 juin, il y a un conseil d'administration, et je le verrai là-bas. Alors ce sera peut-être l'occasion de le revoir, mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée de précipiter les choses.
Et il faut que j'arrête de penser à lui sans arrêt. C'est vrai après tout, il m'a fait souffrir, il m'a rendu malade, il me fait déprimer, il me fait attendre, il me fait tourner en rond, il ne me mérite pas.
Et puis plus ça va, et plus je me dis qu'il est comme Maxime.
Un connard...
Enfin voilà...