Et voilà, ça continue...
J'attends toujours une réponse pour mon casting, et ce matin, c'est l'agence d'escort girl qui m'a rappelée. Ils veulent encore me rencontrer, c'est bien je suis contente, mais bon, je n'ai pas les moyens d'aller jusqu'en Suisse, même si une fois sur place je pourrais me débrouiller avec l'argent que j'y gagnerai. Mais je dois d'abord commencer par me faire une beauté, épilation des jambes, épilation du maillot, épilation des aisselles, achat de crèmes et de maquillage en conséquence, achat de lingerie, achat de vêtements sexy, achat de préservatifs, et puis de gadgets utiles aussi. Enfin pas mal d'argent à dépenser, argent que je n'ai pas. Mais est-ce que je veux vraiment me lancer là-dedans ?
La question je me la poserai quand j'aurai enfin trouvé un vrai money slave digne de ce nom. Et j'y travaille. Je vais en rencontrer un justement dans deux semaines, à Paris. Et s'il est bien ce qu'il prétend être, alors je serai enfin tranquille et je n'aurai plus à me soucier de l'argent. Enfin au moins jusqu'à ce que je trouve un bon job. En fait si je fais escort girl, ce n'est pas que pour l'argent, c'est aussi pour le travail. C'est un travail qui pourrait me plaire. Enfin je pense. En tous cas pour le moment rien n'est fait, j'attends la rentrée, on verra où j'en suis.
En attendant, je suis contente, je vais revoir beaucoup de monde pendant ce mois-ci, même si mes amis travaillent tous, je vais en profiter pour aller faire un tour pour retrouver mes amis de l'époque du collège, de la primaire, et ça va me faire beaucoup de bien. Je les adore tous, ils m'ont beaucouo apporté durant toutes ces années. Ils me manquent tous terriblement. Il faut dire que ça fait terriblement longtemps que je ne les ai pas revus, mais j'ai gardé contact avec eux via Internet, c'est vraiment bien en fait Internet. Je n'aime pas vivre dans le passé, mais c'est bien de temps en temps de retrouver des anciens amis et de se remémorer ensemble les bons moments, de savoir comment ils évoluent. Raphaëlle à une petite fille, elle a mon âge et elle a une fille de quatre ans je crois. Je vais voir Lola aussi, et Arnaud, et Jérémy, et Bastien, le beau Bastien au sourire ravageur, et puis il y a aussi mes deux cousines que je vais sûrement voir, et mes cousins aussi, enfin tout un tas de monde, je me demande finalement si j'aurai le temps de voir tout le monde en une semaine... Le mieux je crois aurait été d'organiser une soirée et de rassembler tout le monde.
Quand je vois leurs photos de leurs soirées je me dis que si j'étais restée là-bas j'aurai sûrement aimé passer des soirées avec eux. J'aurai peut-être rencontré Bastien plus tôt, et peut-être qu'il se serait déjà passé quelque chose. Plus ça va et plus je me dis que ce serait bien que je retourne là-bas pour mes études. Plus tôt, que je retrouve tout le monde. Mais j'aime bien aussi L**, c'est une ville sympa, j'ai rencontré un tas de monde sympa. C'est juste que je n'arrête pas de me demander ce qu'aurait été ma vie si j'étais restée à C**. Je ne sais pas, sans doute différente. Je n'aurais jamais rencontré Maxime, je ne serais jamais allée vivre à M** avec lui, je n'aurais jamais rencontré Baptiste, et je n'aurais pas souffert autant à cause d'eux deux, j'aurais surement souffert à cause d'autres mecs, mais je ne sais pas, je ne saurai jamais ce qu'il se serait passé. Peut-être que j'aurais été heureuse, plus heureuse qu'ici, peut-être que j'aurais envisagé la vie autrement, peut-être que je ne me serais jamais lancée dans ce journal, peut-être que je n'aurais jamais imaginé mon avenir en tant que comédienne, ou productrice musicale, peut-être que j'aurais rencontré quelqu'un, que je serais tombée enceinte, peut-être que ça aurait été différent. Peut-être que mon destin aurait changé complètement. On ne peut pas savoir ce qui se serait passé dans une autre vie, dans un monde parralèle, il suffit d'un choix, d'une décision, pour que tout change.
Si le 25 septembre 2004 je n'avais pas embrassé Maxime devant la salle de spectacle à une heure du matin, si je n'avais pas cédé à ses avances, si nous ne nous étions pas embrassés tendrement cette nuit la, à côté de mon scooter, devant la voiture de sa mère, peut-être que je ne serais jamais sortie avec lui, peut-être que je n'aurais jamais connu l'amour véritable, peut-être que je me serais concentrée sur autre chose, sur l'écriture, peut-être que je serais un auteur aujourd'hui.
Si je n'avais pas cédé aux avances de Baptiste cette famueuse nuit, si je n'avais pas tourné la tête vers lui, si je ne l'avais pas laissé m'embrasser ce soir là, si je ne m'étais pas blottie contre son corps cette nuit là, le 7 décembre 2008, peut-être que je ne serais pas devenue aussi dépressive, aussi invivable, peut-être que je n'aurais pas autant souffert. Si nous ne nous étions pas rencontrés lui et moi, il ne serait jamais tombé amoureux et je n'aurais pas souffert de son indécision comme j'en ai souffert ces 5 derniers mois...
Si je n'avais pas pris la décision d'aller vivre à M** pendant deux ans, peut-être que je n'aurais jamais rencontré Véro, qui ne m'aurait jamais présenté Johan, et alors je n'aurais pas brisé le coeur de ce dernier.
Si j'avais décidé de partir de LaS pour aller étudier à B**, peut-être aurais-je rencontré d'autres personnes, finalement j'aurais peut-être rencontré Baptiste plus tôt, et alors je ne serais jamais sortie avec lui.
Si les choses avaient été différentes je ne serais pas la même personne aujourd'hui...(J'enfonce une porte ouverte mais parfois ça fait du bien...)
Si nous n'avions jamais quitté F** je serais peut-être une complète étrangère à ce que je suis aujourd'hui. J'aurais peut-être fini droguée comme Laetitia, j'aurais peut-être fini alcoolique comme mon cousin au décès de ma grand-mère. Je me dis que la distance à beaucoup aidé à mon rétablissement suite à son décès...
Finalement, ces changements, ces décisions, je ne peux et ne dois pas les regreter. Ils m'ont fait, ils m'ont appris, ils m'ont aidé, et aujourd'hui je suis celle que je suis grace à eux. Grace... Peut-être aussi à cause d'eux. Si je n'avais pas vécu tout ça je serais peut-être très égocentrique, associale, invivable, seule, mais j'ai appris à aimer, j'ai appris à vivre, à vivre pour moi, à vivre mes rêves, et à rêver pour les autres. Je vis mes rêves et je rêves pour les autres. C'est ma politique, c'est ma raison d'être. Nous devons tous trouver une raison d'exister, la mienne, c'est de vivre mes rêves. Je rêve de voyager, je rêve de jouer, je rêve de m'amuser, de prendre mon pied au quotidien, je rêve d'aimer, je rêve de lui.
Cette nuit j'ai fait un rêve très chaud de Bastien. Je dois arrêter de penser à lui, je dois arrêter de me projeter avec lui, je vais sûrement être déçue à force d'idéaliser...
Mon dernier article portait sur l'alcoolisme chez les jeunes. J'ai été agréablement surprise de lire autant de réactions de la part d'autant de personnes différentes. Je ne crois pas avoir suffisamment étudié le sujet, et je pense que je devrais approfondir un peu plus ma reflexion.
L'alcoolisme est un sujet particulier. On pourrait même le considérer comme un sujet tabou.
Voici d'abord une petite définition de l'alcoolisme, trouvée sur Wikipedia :
"L'alcoolisme est l'addiction à l'alcool (éthanol) contenu dans les boissons alcoolisées. L'OMS reconnaît l'alcoolisme comme une maladie et le définit comme des troubles mentaux et troubles du comportement liés à l'utilisation d'alcool.
Cette perte de contrôle s'accompagne généralement d'une dépendance physique caractérisée par un syndrome de sevrage à l'arrêt de la consommation (pharmacodépendance), une dépendance psychique, ainsi qu'une tolérance (nécessité d'augmenter les doses pour obtenir le même effet).
La progression dans le temps est l'une des caractéristiques majeures de cette addiction. L'usage sans dommage (appelé usage simple) précède l'usage à risque et l'usage nocif (sans dépendance), puis enfin la dépendance. L'alcool est une substance psychoactive à l'origine de cette dépendance mais elle est également une substance toxique induisant des effets néfastes sur la santé. L'alcoolodépendance est à l'origine de dommages physiques, psychiques et sociaux.
L'abstinence est souvent prônée afin de stopper l'évolution de la dépendance et de revenir à une vie « normale ». La maladie étant chronique on ne parle pas de « guérison » mais plutôt de « rétablissement »."
En france, en 2003, la consommation d'alcool par an et par habitant âgée de 15 ans et plus, en litre d'alcool pur, est de 13,5 Litres, c'est le quatrième taux le plus élevé en Europe après le Luxembourg (17,5 L), la République Tchèque (16,2 L) et l'Irlande (14,4 L). Nous pouvons donc ravaler notre fierté car nous pouvons être considérés comme un pays d'alcooliques pour d'autres pays où l'alcool n'est pas aussi présent.
Voici un petit récapitulatif des habitudes des jeunes faces à l'alcool, trouvé sur le site Danger-Sante.org :
"Où boit-on quand on est jeune ?
L’entrée dans la consommation se fait dans un contexte familial, que ce soit à la maison ou au restaurant. 70% des jeunes déclarent consommer en famille à 13-14 ans.
La consommation reste ainsi “encadrée” par des adultes.
Plus on grandit, moins on consomme en famille et plus on consomme en-dehors de chez soi : chez des amis ou au café.
A 19-20 ans, les trois-quarts de l’échantillon consomment plutôt hors de leur domicile, le week-end et le soir.
Quand boit-on ?
Les jeunes consomment principalement le week-end, pour 90% d’entre eux et, avec l’âge, le vendredi prend la place du dimanche.
Fait surprenant, c’est plutôt le goût et l’occasion offerte de boire que le prix qui motivent la consommation de telle ou telle boisson.
Les garçons et l’alcool :
Du côté des garçons, le fait d’avoir un parent ayant fait des études supérieures est par exemple susceptible de favoriser la consommation de boissons alcoolisées.
De même, la pratique d’un sport semble augmenter la fréquence de consommation.
Les filles et l’alcool :
Pour ce qui concerne les filles, les facteurs sont plutôt d’ordre psycho-environnemental : une communication difficile avec les parents ou des difficultés d’adaptation scolaire.
La famille semble le facteur de régulation le plus évident.
L’alcool pour intégrer un groupe :
Il est parfois nécessaire de transgresser la règle pour devenir adulte.
L’oisiveté peut être le motif de rejoindre le groupe, et le manque de possibilités de loisirs pour le groupe une cause de l’absorption d’alcool.
L’importance du groupe est constamment exprimée dans les témoignages des jeunes.
”J’ai commencé à boire étant jeune, dit cette jeune femme, par ennui et par peur de la solitude. Je ne connaissais personne. Puis, dans ma vie, il y a eu un ‘déclic’. J’ai arrêté depuis plusieurs années, et je milite dans une association.”
”J’ai bu très jeune, avoue ce père de famille, c’était devenu une habitude, puis un besoin. On n’en parlait pas en famille… Après de longues années, je suis devenu un abstinent heureux. J’ai retrouvé ma joie de vivre, ma femme, mes enfants. Et maintenant, j’aide les autres à s’en sortir dans mon association.”
La consommation d’alcool pour ne plus être timide :
Le jeune prend quelques verres pour oser parler aux filles.
Contre l’angoisse, on parle d’alcool-plaisir, d’alcool-lubrifiant social, d’alcool-anesthésiant, d’alcool-médicament… On boit pour diminuer les moments difficiles à passer, l’alcool calme les blessures de l’enfance. Il est considéré comme un bon compagnon qui soulage et porte l’espoir."
Franchement, je pense que chacun a sa propre vision de l'alcoolisme ou de l'alcool. En ce qui me concerne, je ne prone pas le "binge drinking", c'est à dire le fait de boire vite pour avoir un maximum d'effet. Même si ça m'est arrivé de le pratiquer, j'ai arrêté très vite, préférant boire pour suivre un peu les autres dans leurs trips, mais en essayant de garder au maximum les idées claires pour soutenir ceux qui ont trop bu, pour me rendre compte des effets que l'alcool a sur eux, pour souvent être un maximum responsable de ce qui se passe et éviter aux autres de faire des conneries. J'essaie le plus souvent de garder mon sang froid, de ne pas me saouler trop, et je profite quand même de la soirée, je déconne bien, mais sans pour autant finir trop mal, à quattre pattes dans les orties à gerber tout le contenu de mon estomac. Mais je tiens bien l'alcool, sûrement parce que j'ai pris l'habitude des effets qu'il a sur moi, sûrement parce que je suis née dedans, sûrement parce que ma famille aime les bons vins, les bons alcools, et m'ont fait apprécier l'alcool à sa juste valeur. Je ne bois pas pour boire, je ne bois pas pour me saouler, je bois pour suivre les autres, je bois pour ne pas être la seule à ne pas m'amuser, et je bois parce que saoule je m'amuse bien, je suis plus ouverte, et plus accessible... Et puis j'ai tendance à être encore plus vraie qu'à jeun, ce qui est très compliqué quand même, parce que je suis une personne franche, vraie, ouverte au quotidien, alors bourrée je suis l'amie parfaite ! Celle qui tient les cheveux, celle qui écoute, celle qui rigole, celle qui fait rire, celle qui ne vomit pas, celle qui se couche toute seule, le plus souvent. Enfin il arrive que j'ai du mal aussi, mais je vomis rarement.
Je crois avoir un peu mieux développé mon sujet, même s'il y a des tonnes de choses à ajouter, je crois que pour le moment je ne peux pas en dire beaucoup plus. Si je devais raconter toutes mes cuites je n'aurais pas fini, et je serais devant mon clavier toute la semaine que ça ne suffirait pas, enfin parfois je ne m'en souviens pas vraiment, et ça c'est assez frustrant, parce qu'on ne sait pas où on a passé une partie de la nuit, mais je ne me suis jamais faite violer, jamais faite frapper, enfin si une fois, par Baptiste, qui lui aussi était en état d'ébriété, et j'espère qu'il s'en veut encore, parce que je ne lui jamais vraiment pardonné, mais je n'ai jamais eu de gros problèmes, et en ça je crois que je peux être heureuse. Je sais que j'ai failli être violée récemment, et que j'ai eu beaucoup de chance de ne pas le subir, et c'est pour ça que je me résonne maintenant, et que j'essaie de ne plus boire autant qu'avant.